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La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a "exhorté" mercredi tous les groupes armés congolais des Nord et Sud-Kivu (est) à regagner les négociations en cours dans le cadre du processus de paix qui peine à s'instaurer dans la région depuis janvier.
La Monuc a salué, "après plusieurs semaines de suspension", la reprise des travaux de la sous-commission militaire du programme Amani (paix, en swahili), a indiqué son porte-parole, Kemal Saïki, au cours d'un point presse à Kinshasa.
En revanche, elle a "déploré" l'absence des représentants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, acteur majeur de la crise au Nord-Kivu, et des Forces républicaines fédéralistes (FRF), mouvement de soldats dissidents banyamulenge (Tutsis du Sud-Kivu).
"La Monuc exhorte tous les signataires des Actes d'engagement de Goma à reprendre leur place à la table des négociations et des travaux de la Commission technique mixte sur la paix et la sécurité", a déclaré M. Saïki.
Le programme Amani a été lancé en janvier après la signature à Goma (capitale du Nord-Kivu) par tous les groupes armés congolais d'un "acte d'engagement" pour la paix, prévoyant un cessez-le-feu immédiat puis un désengagement progressif des troupes sur le terrain avant leur démobilisation.
La semaine dernière, le chef de la Monuc Alan Doss avait exprimé son "inquiétude" face à la "lenteur" de ce processus, soulignant que le cessez-le-feu devenait "plus fragile chaque jour", alors que des accrochages réguliers continuent à être signalés au Nord-Kivu entre armée nationale, milices locales Maï Maï et CNDP.
Mercredi, le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a confirmé la persistance "d'une certaine tension entre FARDC (forces armées congolaises) et CNDP" au Nord-Kivu.
"Il y a eu et il y a toujours des regroupements de forces du CNDP", qui peuvent être expliqués comme des "mesures de défense" du CNDP qui craint d'être attaqué, ou comme une volonté de "renforcer sa présence dans certaines zones", a expliqué le porte-parole. AFP
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