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La justice belge a ouvert mardi la voie au transfèrement de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui entend le juger pour des crimes commis par ses forces en Centrafrique il y a six ans.
La cour de cassation belge a rejeté en fin d'après-midi un recours des avocats de M. Bemba, qui estimaient irrégulière la procédure suivie depuis l'arrestation fin mai à Bruxelles du principal opposant au président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila.
Ce recours devant la plus haute juridiction belge, qui suspendait la procédure, ayant été rejeté, plus rien ne s'oppose à son transfèrement à La Haye. Celui-ci devrait se dérouler dans les prochains jours.
Une ultime procédure est bien encore ouverte devant la cour de cassation, mais, contrairement à celle tranchée mardi, elle n'est pas suspensive. En outre, M. Bemba, qui pourtant à réclamé sa remise en liberté devant plusieurs juridictions belges, estime à présent qu'il ne "servirait à rien de mener un combat de procédure qui pourrait prolonger inutilement la détention préventive en Belgique", a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Me Aimé Kilolo Musamba.
Plus tôt dans la journée, l'avocat avait indiqué que la défense de M. Bemba envisageait de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, afin que celui-ci demande au procureur de la CPI de "suspendre" la procédure envers un homme "qui a beaucoup oeuvré pour la pacification" de la RDC.
"On attendra d'abord de voir un peu comment les choses se profilent", a-t-il toutefois nuancé en soirée.
Ex-chef rebelle et vice-président de la RDC durant la transition politique dans ce pays d'Afrique centrale, M. Bemba est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols et des meurtres, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.
"Jean-Pierre Bemba ne craint rien de la CPI, il est totalement sûr de son innocence", a également assuré Me Kilolo, selon qui le "lien de subordination" entre M. Bemba et les troupes responsables de ces crimes n'est pas établi, ces miliciens répondant à l'époque aux autorités centrafricaines. AFP |