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La justice belge a suspendu le transfèrement du principal opposant en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye qui devait intervenir ce week-end, a indiqué vendredi un avocat de M. Bemba.
M. Bemba est en détention préventive en Belgique depuis son interpellation à Bruxelles le 24 mai, sur un mandat d'arrêt international émis par la CPI.
Depuis son arrestation, les avocats de M. Bemba, qui souhaite comparaître libre devant la CPI, ont introduit plusieurs recours devant la justice belge pour réclamer sa remise en liberté, dont l'un est toujours pendant devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction du royaume.
"Nous avons appris hier (jeudi) qu'un ordre de mission avait été donné pour transférer M. Bemba ce week-end à La Haye", a expliqué vendredi à l'AFP un des avocats du principal opposant au président congolais Joseph Kabila, Me Aimé Kilolo Musamba.
"Nous avons donc saisi en référé le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui lors d'une audience extraordinaire à huit heures vendredi a décidé d'interdire de procéder au transfèrement de M. Bemba à La Haye tant que la procédure devant la Cour de cassation n'est pas tranchée", a ajouté l'avocat.
La Cour de cassation doit se prononcer sur la validité de décisions prises par des juridictions d'instruction --chambre du conseil et chambre des mises en accusation-- qui ont décidé à plusieurs reprises de maintenir M. Bemba en détention.
"On attend la décision de la Cour de cassation la semaine prochaine", a précisé Me Kilolo.
"L'objectif est de permettre à M. Bemba de comparaître libre, car il accepte de comparaître, mais pas dans des conditions d'humiliation inutile", a ajouté l'avocat du candidat malheureux à la présidentielle de 2006.
Ex-chef rebelle et vice-président de la RDC durant la transition politique dans ce pays d'Afrique centrale, M. Bemba est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des meurtres et des viols, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. AFP |