
Monsieur le Ministre,
J’ai suivi comme tout le monde, mais très attentivement, votre brillante conférence de presse tenue à Kinshasa le lundi 21 avril 2008 lors de votre dernière visite en République Démocratique du Congo, mon pays, et j’ai observé aussi avec la même attention la « crise diplomatique » que vos propos ont provoquée, suite à la réaction épidermique et puérile de la marionnette que vous avez vous-mêmes, avec votre gouvernement, imposé au peuple congolais sous le sacro-saint manteau des élections dites démocratiques. Le spectacle lamentable et ridicule que présente au monde votre énième saga politique avec Joseph Kabila sur fond des querelles de ménage me contraint à briser provisoirement le silence que je me suis volontairement imposé depuis le début de cette année, pour me consacrer entièrement à la recherche des voies et moyens de sortir le peuple congolais, la seule vraie victime, de l’occupation actuelle dans laquelle les puissances extérieures le maintiennent, et du statut d’opprimé et d’éternel exploité qu’il continue à subir depuis près de deux siècles aujourd’hui.
Comme beaucoup d’autres personnalités belges avant vous, vos propos militants pour fustiger «la corruption, la mauvaise gouvernance, les violations massives des droits de l’homme par les dirigeants politiques congolais» émeuvent les âmes sensibles et provoquent chaque fois, comme au temps des présidents Mobutu Sese Seko et Laurent Désiré Kabila, des vagues et des orages politiques sur le ciel des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kinshasa. Mais ce qui est symptomatique, c’est que toutes ses crises politiques et diplomatiques, ponctuées des coups de gueule de part et d’autre, finissent toujours invariablement par se noyer, peu de temps seulement après, dans des …embrassades et des «retrouvailles» entre les mêmes antagonistes, sans qu’aucun problème de fond ne soit jamais examiné ni résolu au préalable! Ainsi, les «crises» sont devenues la caractéristique principale du type de relation passionnelle et émotive entre les dirigeants politiques belges et congolais depuis l’accession du Congo belge à la souveraineté internationale en juin 1960.
Les critiques, pour la plupart fondées, portées contre la gestion, la conduite et les agissements des dirigeants politiques congolais que vous-mêmes ou Willy Claes, Wilfried Martens et beaucoup d’autres avant eux, ont proféré contre Lumumba, Kasa-Vubu, Tchombe, Mobutu et LD Kabila, ne constituent pas à mes yeux le nœud de la problématique qui est à la base des crises récurrentes entre la Belgique et le Congo. Le vrai problème réside, à mon humble avis, non dans le contenu de vos critiques, mais dans les mobiles réels et cachés des hommes politiques et d’affaires belges qui ne recourent à cet usage que lorsque leurs intérêts égoïstes sont menacés, pour régler ainsi leurs comptes aux dirigeants politiques congolais, en se cachant hypocritement et malhonnêtement derrière la « misère du peuple congolais ».
En effet, quand on observe objectivement la démarche des dirigeants politiques belges, leur comportement ainsi que leurs réactions vis-à-vis de leurs homologues congolais depuis quarante huit ans, on est choqué et scandalisé par la mémoire sélective des responsables politiques belges, et surtout par leur compassion conjoncturelle, intermittente et conditionnelle pour la « misère du peuple congolais». C’est là qu’est le vrai problème. Chaque fois qu’un chef d’Etat congolais sert et protège les intérêts des lobbies économiques et politiques belges, sa gestion devient miraculeusement bonne et sa conduite politique et morale subitement sans tâche ! Et dès cet instant, la «misère du peuple congolais» disparaît brusquement des préoccupations des dirigeants belges pour faire place aux éloges qui fusent alors de tous les milieux officiels belges à l’endroit du leader politique congolais. Mais dès que ce dernier ose égratigner les intérêts financiers belges en RDC quelque temps après, aussitôt la mémoire et la conscience morale des belges réapparaissent, comme par enchantement, et du coup la «misère du peuple congolais» reprend le centre des préoccupations du monde politique belge, et les leçons de morale et de bonne conduite politique commencent à pleuvoir du ciel politique belge sur Kinshasa! C’est ce scénario-là qui a fini par lasser et agacer l’élite congolaise et son peuple, ainsi qu’une bonne partie de l’opinion belge, qui ne font plus confiance aux dirigeants politiques belges et congolais indistinctement.
L’histoire des relations belgo-congolaises l’atteste : lorsque Lumumba a osé affirmer héroïquement la souveraineté réelle du peuple congolais dès le premier jour de l’indépendance du Congo-belge le 30 juin 1960, il signa du haut de sa tribune son arrêt de mort devant la Belgique et les puissances occidentales. Et après lui, la suite des événements n’a fait que confirmer cet état d’esprit : malgré la position de l’ONU qui condamnait officiellement la sécession katangaise, les lobbies politiques et financiers belges apportèrent leur soutien à Moïse Tchombe, parce qu’il avait garanti les intérêts de la haute finance belge à travers l’Union Minière du Haut Katanga.
Et enfin, plus tard, durant ses trente deux ans de pouvoir, chaque fois que Mobutu a bien protégé et choyé les intérêts belges, il était considéré en Belgique (ainsi que dans l’Occident d’ailleurs) comme un « facteur de la stabilité pour le Zaïre et la région centrale de l’Afrique », sa dictature était pudiquement considérée comme « un pouvoir fort » devant servir de «bouclier » contre la menace de l’expansion du communisme en Afrique centrale. Mais dès que le même Mobutu égratignait les intérêts des lobbies financiers belges, il redevenait tout d’un coup le « dictateur dangereux et sanguinaire » et la cause principale de la « misère du peuple congolais ».
Et après Mobutu, votre classe politique et votre gouvernement ont continué la même «stratégie» avec Laurent Désiré Kabila. Quand ce dernier avait ménagé les intérêts financiers belges et occidentaux dès les premiers jours de son accession au pouvoir en mai 1997, il fut adulé et encensé à Bruxelles comme étant le «tombeur du dictateur Mobutu » et le « libérateur du peuple congolais». Mais dès le jour où le même Kabila eut l’outrecuidance, quelques mois seulement après, d’arracher le beefsteak Gécamines des dents des lobbies belges pour le donner aux Zimbabwéens et aux Sud-africains, il fut brusquement redevenu « le dangereux maquisard communiste des années 60 qui ne connaît rien aux règles de l’économie capitaliste». Du coup, l’ONU se souvint qu’il avait participé avec le Rwanda aux massacres des réfugiés hutus rwandais et des déplacés congolais, et elle ordonna une enquête.
Et lorsque après son assassinat en Janvier 2001, les puissances extérieures placèrent à la tête de la RDC, un jeune taximan rwandais des rues de Dar-es-Salaam, venu du Rwanda dans les bagages de Paul Kagamé et du général rwandais James Kabarebe, pour servir de marionnette dans le but de protéger les intérêts belges et occidentaux, Bruxelles salua la première son arrivée, « oubliant » superbement l’implication avérée de Joseph Kabila (parce qu’il s’agit bien de lui) aux côtés des dirigeants politiques et militaires rwandais dans le massacres des millions de congolais et de rwandais. Et lorsque Joseph Kabila, dès son installation au sommet du pouvoir «rétrocéda» la Gécamines aux lobbies belges, alors là, il devint l’enfant chéri des belges et, pour reprendre l’expression de son « père spirituel », votre collègue et compatriote Louis Michel, «le gage de stabilité pour la République Démocratique du Congo» (sic).
Dès lors, votre gouvernement s’est investi et a réussi à convaincre, à coups d’arguments et de contre vérités, la communauté internationale à s’investir à son tour massivement pour maintenir Joseph Kabila à la tête des institutions congolaises. Et pour y parvenir, vous avez fermé les yeux sur tous les crimes, la corruption, le pillage de l’économie congolaise par Joseph Kabila et sa clique, vous avez délibérément « oublié» et négligé les nombreuses irrégularités flagrantes qui ont émaillé ce processus électoral avant, pendant et après son déroulement. Vous avez cyniquement rejeté à cette époque toutes critiques et les recommandations fondées (que vous reprenez curieusement aujourd’hui), même celles formulées par vos propres experts de l’Union Européenne en RDC. Tel est le cas, à titre d’illustration, des avertissements pertinents contenus dans les différents rapports de l’ambassadeur Carlo De Filippi, chef de Délégation de la Commission Européenne en RDC, et dont j’ai diffusé quelques pages importantes durant la période pré-électorale.
Et voilà qu’une année à peine après son «élection», après s’être confortablement installé sur son fauteuil présidentiel (c’est du moins ce qu’il croit), votre marionnette s’est débarrassé des ficelles que vous teniez et tiriez à partir de Bruxelles, pour se mettre au coup le collier chinois, confiant ainsi à ses nouveaux « maîtres » chinois les juteux marchés qui vous étaient exclusivement réservés jusque-là. Alors du coup, comme à l’époque de Mobutu et de LD Kabila, la mémoire collective et individuelle des dirigeants politiques belges se ravive et leur sens moral se réveille : vous vous rappelez brusquement que Joseph Kabila corrompt, vole, pille les richesses du Congo, massacre les Congolais et viole massivement les droits de l’homme en République Démocratique du Congo ! Vous réalisez subitement qu’il est la cause de la …«misère du peuple congolais» !
Monsieur le Ministre,
Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas tant le contenu intrinsèque des critiques, du reste fondées, qui pose problème. C’est cette mémoire sélective et conjoncturelle de la Belgique politique et financière qui est la cause profonde des relations en dents de scie entre nos deux pays. C’est cette conscience morale intermittente et cette compassion paternaliste et occasionnelle de la Belgique à l’égard de la « misère du peuple congolais » (sur fond d’hypocrisie et de subjectivité) qui posent un sérieux problème de crédibilité et de maturité dans les relations entre la Belgique et son ancienne colonie.
Je suis personnellement d’accord avec vous, Monsieur le Ministre, quand vous stigmatisez « la corruption, la mauvaise gouvernance et les violations massives des droits de l’homme » par Joseph Kabila et son gouvernement. Cependant, je m’interroge si ces fautes graves que vous dénoncez avec une juste colère ont apparu seulement après que Kabila ait signé les accords avec la Chine au détriment des intérêts de la Belgique. Pourquoi en effet le gouvernement belge n’a-t-il pas posé ces problèmes avec autant de passion tout au long de la transition et durant les préparatifs des élections comme il le fait maintenant? Pourquoi la Belgique avait-elle plutôt couvert en ce temps-là toutes les irrégularités du dossier de Kabila jusqu’à interdire (avec des menaces) la classe politique congolaise de soulever pendant la campagne de la présidentielle le point fondamental de l’identité et des origines du candidat Joseph Kabila, et cela conformément à la constitution que vous avez élaborée vous-mêmes en Belgique pour la « donner » aux Congolais ? D’autant plus que vos propres services vous avaient fait une fiche sur les origines congolaises plus que douteuses de Joseph Kabila, fiche que vous aviez en son temps laissé échapper à l’indiscrétion de la presse belge qui vous accompagnait lors de l’une des vos précédentes visites à Kinshasa. Et comme pour tous les cas antérieurs, après l’orage provoqué par vos critiques, ce fut le silence et les retrouvailles, sans que les problèmes de fond soulevés par vous n’aient été élucidés. Pourquoi ?
J’ai été profondément ému quand j’ai lu vos déclarations pour les moins … « patriotiques » à l’endroit des congolais quand vous avez affirmé que « les congolaises et les congolais (…) ont le droit de choisir la paix, la sécurité et la prospérité ». Pourtant, durant toute la période de la transition et de la campagne électorale, Joseph Kabila a incarné pour votre gouvernement toutes les vertus et toutes les qualités du monde pour offrir aux congolais la paix, la stabilité et la prospérité auxquelles ils aspirent depuis des décennies. Aujourd’hui, après avoir entendu votre réquisitoire, plus d’un congolais cherche vainement à trouver ce qui a changé dans la gestion et le comportement de Joseph Kabila depuis qu’il a été placé de la manière que l’on sait à la tête des institutions de la République Démocratique du Congo en 2001 et en 2006. Et du coup, l’élite congolaise se demande comment, devant les mêmes crimes et les mêmes abus qui ont été toujours commis par la même personne, la Belgique arrive-t-elle à afficher deux attitudes diamétralement opposées! C’est cela la vraie problématique qui préoccupe toute élite (congolaise et belge) qui voudrait voir un changement durable et sincère dans le type de relations qui doit régir demain les rapports entre nos deux Etats.
Car il est vraiment dommage que les autorités politiques belges reprennent aujourd’hui en chœur toutes critiques de fond que l’APARECO et toutes les autres formations politiques de l’opposition congolaise ne cessent de formuler depuis plusieurs années à l’endroit de Joseph Kabila, seulement parce que ce dernier a enfin « bradé » les intérêts belges en faveur de la Chine et des autres pays de l’Asie et du Moyen Orient.
Il est regrettable, Monsieur le Ministre, que vous constatiez seulement maintenant que « les contrats chinois non encore examinés par le parlement (…) sont un troc désavantageant le Congo et ses générations futures » (c’est moi qui souligne), mais que vous n’ayez pas porté le même jugement pertinent sur les contrats léonins, comportant des conditions similaires, parce qu’ils bradaient la même Gécamines en faveur des lobbies financiers belges, et désavantageaient, de la même manière que le font les contrats chinois, les générations futures en RDC.
Monsieur le Ministre,
Depuis que Joseph Kabila a été placé à la tête de la RDC, vous n’êtes pas sans savoir que plus de 33% du territoire de la RDC ont été « cédés » aux lobbies étrangers (y compris belges) contre des maigres ressources financières que les dirigeants politiques congolais se sont partagés au détriment de l’Etat et du peuple congolais.
Voilà pourquoi nous pensons que le problème fondamental n’est pas celui de savoir si oui ou non la Belgique peut ou pas critiquer « sans complaisance » la politique des dirigeants congolais (car j’estime qu’en matière de corruption et de la morale politique les dirigeants belges sont loin de constituer une référence pour les congolais!). Le problème ne réside pas non plus dans un prétendu «choix de type de relations que la Belgique veut entretenir avec la RD Congo», car dans le domaine diplomatique, la Belgique est et doit rester (bon gré mal gré) un partenaire comme tous les autres pays du monde qui acceptent d’établir des liens de coopération sur base des intérêts des Etats et des peuples respectifs. Il n’y a pas de place pour d’autres considérations subjectives dans ce domaine.
Ainsi, par exemple, si les prétendus «massacres» du campus de Lubumbashi (qui n’en étaient pas un !) ont pu émouvoir outre mesure la classe politique belge à l’époque de Mobutu, les massacres de cinq millions de congolais (attestés par l’ONU et les organismes humanitaires) sous les Kabila devraient encore soulever plus d’indignation et d’engagement de la part des dirigeants politiques belges et les amener à établir les responsabilités de ce drame en vue de sanctionner leurs auteurs, comme ce fut le cas pour Mobutu. Car il s’agit toujours du sang du même peuple congolais que vous prétendez porter si chèrement dans votre cœur !
Ce qui doit changer, selon moi, c’est la vision de l’homme politique belge, c’est son échelle des valeurs et sa considération profonde et réelle du Congo, du peuple congolais et de ses dirigeants politiques par rapport à lui-même. Car, le jour où l’homme politique belge, quelle que soit son appartenance communautaire et politique en Belgique, cessera de considérer le Congo comme une extension naturelle du territoire belge où les belges ont un droit inaliénable de disposer de ses richesses en priorité, si pas en exclusivité, le jour où l’homme politique belge sera convaincu au fond de sa conscience que le Congo est d’abord et avant tout la propriété exclusive du peuple congolais, et qu’en conséquence il lui appartient, comme au peuple belge et à tous les autres peuples libres à travers le monde, de se choisir librement ses propres dirigeants politiques et de les sanctionner quand il le faut, le jour où la classe politique belge cessera enfin de se servir de la « misère du peuple congolais» comme un simple prétexte ou une rame pour régler ses comptes aux dirigeants politiques congolais quand ceux-ci entrent en désaccord avec leurs intérêts égoïstes, le jour où l’homme politique belge s’en tiendra strictement aux valeurs immuables de l’éthique politique au-delà des intérêts fluctuants des lobbies et des hommes, au-delà des sentiments passionnels d’amitié ou d’animosité, ce jour-là, les rapports tumultueux qui ont toujours caractérisé les relations entre Kinshasa et Bruxelles connaîtront une stabilité constante et suscitera de la crédibilité et de la respectabilité de la part des deux peuples congolais et belge.
Monsieur le Ministre,
Arrêtons donc ce spectacle ridicule et affligeant du genre « je t’aime, moi non plus » que nous présentons à nos peuples depuis des décennies comme s’ils étaient des éternels demeurés.
C’est pourquoi, j’estime qu’après quarante huit ans de croissance, les dirigeants politiques congolais, de leur côté, devraient cesser de vivre du lait maternel belge! Car, c’est cette attitude dépendante de l’élite politique congolaise, qui croit toujours tirer la légitimité de son pourvoir à partir du quitus des capitales occidentales, qui donne aux dirigeants politiques occidentaux en général, et belges en particulier, la prétention (logique) de leur attribuer ex-cathedra de bons et de mauvais points, comme s’ils étaient eux-mêmes meilleurs et sans défauts. Les leaders africains en général et congolais en particulier devraient considérer leurs peuples comme étant leur unique juge et référence, à l’exemple des hommes politiques occidentaux.
L’heure est venue où nos deux classes politiques doivent accéder à la maturité politique dans la conception de leurs relations bilatérales pour les débarrasser des tares historiques teintées de complexe du colonisateur d’un côté et du colonisé de l’autre. Il est temps pour la classe politique belge de considérer le peuple congolais comme le seul souverain véritable de son territoire national et de tous ses biens, et non plus comme un simple « instrument » dont elle ne se sert que pour déstabiliser les dirigeants politiques congolais quand ceux-ci «se rebellent» contre elle, ou pour influencer l’opinion internationale dans le but d’orienter le cours des événement en RDC dans le sens de ses intérêts égoïstes.
Il est temps aussi pour la classe politique congolaise de s’assumer pleinement en adoptant un comportement réellement adulte et responsable, et en considérant la carrière politique non comme une chasse au trésor, mais comme une noble vocation de servir et de protéger les intérêts de son peuple. Il est temps que les dirigeants politiques congolais cessent de se targuer publiquement de l’appui des capitales occidentales pour légitimer leur pouvoir devant leur peuple quand tout va bien, et que quand le ciel des relations avec leurs «soutiens occidentaux» s’assombrit par l’orage, ils récusent aux mêmes capitales occidentales le droit de leur donner des leçons ! Nous devons savoir ce que nous voulons, si nous estimons que nous devons nous respecter les uns les autres.
Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba
Président national de l’APARECO