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Le viol, une arme de guerre au Congo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

À l’hôpital local de Bukavu, capitale de la province congolaise du Sud-Kivu, la réalisatrice a accompagné quatre semaines durant des femmes victimes de viol.

Qu’ils appartiennent à des bandes de Hutus réfugiés au Congo en 1994 après le génocide au Rwanda ou à diverses milices opérant des razzias pour se fournir ensuite en armes, nombreux sont les hommes qui ont fait ou font encore violence à des femmes. Les victimes sont aujourd’hui soignées à l’hôpital Panzi de Bukavu. Elles ont subi des viols répétés et des tortures, certaines ont été enlevées et emmenées comme esclaves sexuelles dans des camps de combattants. Bébés, fillettes ou grands-mères, peu importe l’âge, rien ne pouvait arrêter la fureur et le sadisme des bourreaux. Après avoir été soignées et avoir bénéficié d’un soutien psychologique à l’hôpital, la plupart des femmes redoutent le moment de regagner leur village, car les exactions et les humiliations qu’elles ont subies ont souvent eu lieu devant leur famille ou leur communauté. Par ailleurs, la richesse de la République démocratique du Congo en minerai - or et surtout casserite et coltan très prisés dans la fabrication de composants électroniques pour l’informatique et l’aéronautique - provoque des trafics illégaux permanents, pratiqués par des groupes incontrôlés qui rançonnent et violent des villageois. Dans ce documentaire trois femmes témoignent : Ndamosu M’Buefuh, 70 ans, violée plusieurs fois, dont le mari et les cinq enfants ont été assassinés ; Ntakobajira M’Bisimwa, 30 ans, qui a été esclave sexuelle dans un camp de rebelles ; Noella M’Mburugu, 18 ans, qui a subi pendant trois ans des sévices sexuels et à qui on a enlevé le fils.

 

 
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