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KONGO DIETO N° 509 B.P. 15 964 Kinshasa 1 E-mail :
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_________________________________________________________________________________________________________________ NSANGU ZANKUFI ZA BUNDU DIA KONGO ________________________________________________________________________________________ Département de l’Information de Bundu dia Kongo LE GENOCIDE DU PEUPLE KONGO PREMIERE PARTIE I. BREF RAPPEL HISTORIQUE 1. Face aux injustices auxquelles la Communauté Noire américaine était soumise, le Pasteur Martin Luther KING Jr. organisa plusieurs marches de protestation aux Etats-Unis d’Amérique. 2. Face au blocage de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), les Eglises chrétiennes de Kinshasa décidèrent l’organisation d’une marche de protestation, le 16 février 1992. 3. Depuis la Deuxième République jusqu’à ce jour, plusieurs partis politiques affiliés actuellement à l’AMP ou à l’Opposition, ont déjà eu à organiser des marches de protestation ou des journées mortes dans ce pays. Et nous ne connaissons pas un seul parti ou une seule Eglise qui a été interdite de fonctionner pour avoir organisé une marche ou une journée morte. Nous ne connaissons pas un seul chef de parti ou d’Eglise qui a été jugé et condamné pour cela. 4. La Journée Morte organisée au Bas-Congo, le 1er février 2007, s’inscrit dans cette logique normale du droit des peuples dans un Etat démocratique. 5. Dans son discours d’investiture, le 6 décembre 2006, le Président KABILA avait invité le Peuple Congolais à se mobiliser pour lutter contre la CORRUPTION. 6. Frustré par la corruption qui a gangréné les élections provinciales au Bas-Congo, nous avons décidé d’organiser une Journée Morte de protestation contre les Députés Provinciaux CORROMPUS. 7. Alors que l’organisation de cette Journée Morte contre la Corruption était conforme au discours du Président KABILA, nous avons été surpris de constater que sur ordre de l’Etat-Major Général des Forces Armées Congolaises (FARDC), l’armée a fait usage d’armes de guerre pour massacrer des populations civiles non armées. Des roquettes ont été tirées sur des lieux de prière, tuant des dizaines de personnes : hommes, femmes et enfants qui étaient non pas dans la rue, mais dans une parcelle, dans un lieu de culte, dans un ZIKUA de Bundu dia Kongo. Cet acte constitue un crime de guerre, conformément au Statut de la Cour Pénale Internationale. Alors que la journée morte était prévue pour le 1er février 2007, l’armée avait déjà commencé ses massacres le 31 janvier 2007 ! C’est donc un acte prémédité de massacre, de persécution, de chasse à l’homme, d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires. II. LA TENDANCE GENERALE DES DIFFERENTS RAPPORTS D’ENQUETE Après ces MASSACRES odieux suivis d’arrestations arbitraires et d’exécutions sommaires à Songololo, Matadi, Boma et Muanda, plusieurs groupes indépendants ont mené des enquêtes sur ces événements : la MONUC, l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, Human Rights Watch, la Société Civile Congolaise, la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale, etc. Dans leurs grandes lignes, les rapports de la MONUC, de l’Assemblée provinciale, de Human Rights Watch et de la Société civile congolaise concordent. De la lecture de ces rapports, il se dégage les grandes vérités suivantes : 1. Partout au Bas-Congo, les enquêteurs ont constamment entendu les BAKONGO – toutes tendances confondues – dire ceci : « Bundu dia Kongo est le porte-parole fidèle du Peuple Kongo, car Bundu dia Kongo dit tout haut ce que les BAKONGO disent tout bas. » D’où la nécessité pour le gouvernement de promouvoir un Dialogue constructif avec Bundu dia Kongo. 2. Bundu dia Kongo n’a pas d’armes et n’a jamais été un mouvement armé. Kiala Mongo est un centre agricole des Minkengi (surveillants) de Bundu dia Kongo et non un centre d’entraînement militaire. 3. Dans la résidence que je louais à Matadi, on n’a trouvé ni armes ni machettes. Les adeptes de Bundu dia Kongo se sont opposés, le 31 janvier 2007, à la perquisition nocturne de cette résidence par crainte simplement de voir les perquisitionneurs y amener, la nuit, des armes qu’on mettrait sur le dos de Bundu dia Kongo ! 4. Le Chef de Bundu dia Kongo n’a pas donné l’ordre de faire la violence ni de barricader les routes. 5. Conformément à la loi, les autorités administratives du Bas-Congo ont été informées de l’organisation de la journée morte du 1er février 2007. A partir de cette information, l’Etat-major général des FARDC a programmé les massacres. Il y a eu usage disproportionné de la force par la Police et par l’Armée gouvernementale de la RDC face à la population civile non armée. 7. L’allégation gouvernementale selon laquelle les événements du 1er février 2007 étaient une insurrection destinée à proclamer la sécession du Bas-Congo, a été rejetée faute de preuves convaincantes. 8. L’allégation de la collaboration entre le FLEK (Front de Libération de l’Enclave de Kabinda), les NINJA et Bundu dia Kongo est aussi insoutenable. Car, en effet, le FLEK et les Ninja du Pasteur NTUMI sont des mouvements armés. Si Bundu dia Kongo était en collaboration avec ces deux mouvements, il devrait aussi avoir des armes ! Or, il a été prouvé que Bundu dia Kongo n’a jamais eu d’armes depuis 1988 jusqu’à ce jour. L’allégation de la collaboration entre le FLEK, les Ninja du Pasteur NTUMI et Bundu dia Kongo n’est donc que pure invention de ceux qui cherchent à manipuler et à s’attirer la sympathie de l’ANGOLA et du CONGO-Brazza dans leur œuvre de nuisance contre le Bas-Congo et son Peuple. C’est donc un MENSONGE ! 9. Tant à ma résidence à Matadi que partout où il y a eu des troubles au Bas-Congo, la provocation est venue de la Police et de l’Armée gouvernementale. Les adeptes de Bundu dia Kongo n’ont fait que réagir par légitime défense. 10. Les Massacres du Bas-Congo sont principalement l’œuvre des militaires venus de Kinshasa. Partout où ces militaires ne sont pas intervenus, la Journée Morte s’est passée pacifiquement : à Kasangulu, Kisantu, Mbanza-Ngungu, Kimpese, Luozi, Inga, Nseke Mbanza, Lemba, Lukula, Tshela, etc. 11. Voici une question très importante : Le Rapport de la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale va-t-il dans ce sens ou s’écarte-t-il de cette ligne générale ? Au cas où ce rapport s’écarterait de la tendance générale, l’Assemblée Nationale devra chercher à savoir à quoi est due cette démarcation. <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Cet écart est-il dû au fait que certains membres de la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sont à la fois juges et parties ? <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->L’écart est-il dû aux injonctions que certaines autorités du pays auraient données à cette Commission d’enquête ? <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Les accusateurs de Bundu dia Kongo (l’ANR, les officiels) ont remis à la Commission parlementaire d’enquête un tableau d’accusations et d’allégations, et la Commission a exploité ces dernières sans les avoir soumises à la critique des adeptes de Bundu dia Kongo et des Notables Bakongo habitant les localités où les actes incriminés se seraient passés. Eviter d’écouter l’accusé, les témoins et s’appuyer seulement sur les dires de l’accusateur pour décider, a toujours conduit à des conclusions faussées. III. LA SOLUTION IDEALE A LA CRISE DU BAS-CONGO Voici trois (3) vérités fondamentales que je soumets à votre réflexion dans le cadre de la recherche d’une solution durable et équitable aux problèmes du Bas-Congo : 1. L’Histoire nous apprend que les problèmes se résolvent en s’attaquant aux causes et non aux effets. Les massacres, les arrestations injustes et toutes sortes de persécutions et d’exclusions n’ont jamais résolu les problèmes. 2. Il y a une accumulation de frustrations au sein de la population du Bas-Congo, qui se sent marginalisée dans ce pays (RDCongo), et qui considère Bundu dia Kongo son porte-parole fidèle, puisque Bundu dia Kongo dit tout haut ce que les BAKONGO disent tout bas. 3. Seuls la NEGOCIATION, le DIALOGUE franc entre les représentants du régime en place et Bundu dia Kongo, accompagné des Notables BAKONGO, sont capables de résoudre équitablement et d’une manière durable la crise actuelle du Bas-Congo. 4. Si la voie du DIALOGUE est rejetée, alors pour nous les VICTIMES DES MASSACRES, il ne nous restera plus qu’une seule solution équitable : c’est de porter cette affaire des Massacres devant la Cour Pénale Internationale. CAR IL EST INJUSTE DE PROMOUVOIR LE DIALOGUE A L’EST (NKUNDA BATUARE) ET LES MASSACRES A L’OUEST : MASSACRES DES BAKONGO EN 2002, 2005, 2006 ET 2007 !
NE MUANDA NSEMI Nlongi’a Kongo Député National Kinshasa, le 2 Mai 2007 © BUNDU DIA KONGO – BDK -- MAI 2007
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