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Les congolais ne sont pas au bout de leurs peines quand bien même ils sont allés aux urnes pour se doter des nouvelles institutions de la 3ème République que tous veulent démocratique.
Cette appréhension est justifiée par les faits et actes que vivent les congolais depuis que le pays a en un Président élu en la personne de Joseph Kabila qui s’est succédé à lui-même, un premier ministre issu de la coalition parlementaire en la personne d’Antoine Gizenga, le leader de Palu, une chambre basse du Parlement composée des députés élus au suffrage universel direct et de la chambre haute du Sénat composé des élus au second degré sans oublié l’élection des députés provinciaux qui, à leur tour ont élu les gouverneurs des provinces au second degré. Tout remonte à l’élection fort contesté de Joseph Kabila par l’opposition menée par Jean-Pierre Bemba, leader du Mlc qui, jusqu’aujourd’hui soutient qu’il y a eu tricherie de la part du Président élu. Il en est de même de l’élection des députés provinciaux et autres e sénateurs et gouverneurs de provinces où la manipulation, l’intimidation et la corruption furent les meilleures armes pour les vainqueurs. Ceci n’a fait porter ombrage à la véritable démocratie et, il faut que les élus du peuple ont à ce stade du scrutin indirect au second degré, bradé la souveraineté leur conférée par le peuple qui est le souverain primaire. Dommage. C’est pourquoi on a été surpris de constater le renversement des données. L’Union pour la nation Un en sigle du Mlc de Jean Pierre Bemba qui, contrôlait la majorité dans 6 de 11 provinces du pays, a vu la tendance renversée par l’Alliance pour la majorité présidentielle AMP en sigle de Joseph Kabila qui, on ne comprend pas trop bien a raflé 10 postes de gouverneurs de provinces contre un seul à l’Un de Bemba. Cette situation contraire à la réalité du terrain, étonne tout observateur qui se voit que du noir dans ce dossier politique qui frise le scandale. Le nombre des plaintes au niveau des juridictions compétentes ne sont pas à compter et il faut dire que les verdicts des différentes cours d’appel du pays et ceux de la cour suprême de justice se rencontrent pas l’assentiment des plaignants qui crient à la forte manipulation du pouvoir judiciaire par Kabila et son entourage. Plus grave constate l’opinion, le nouveau pouvoir de Kinshasa est plus que dictatorial car, il déroge même aux dispositions constitutionnelles qui ne relèvent pas de ses prérogatives. C’est le cas dans le dossier de doubles nationalités qui risquait d’éclabousser plusieurs membres de la famille présidentielle. Ici bien que le feu fut allumé par le député national de l’Amp Lambert Mende Omalanga devenu aujourd’hui Ministre des hydrocarbures de Gizenga, la famille de Kabila qui a la majorité parlementaire, a vite fait éteindre le feu et ce, en violant l’article 10 de la constitution qui stipule : « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ». De même, les députés Amp tous kabilistes ont jeté la à la poubelle la loi n°041-24 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise qui précise les conditions de reconnaissance, d’acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise. En effet, pour des raisons d’intérêt politique, les députés kabilistes majoritaires au sein de l’assemblée nationale, ont voté un moratoire pour du moins anti-constititionnel, accordant trois mois à tous les détenteurs de doubles nationalités, pour régulariser leur situation. C’est du jamais vu. Alors que le peuple congolais espérait avec l’installation effective des nouvelles institutions issues des élections, vivre un véritable Etat de droit avec le changement de mentalité et autres vielles habitudes. Il se voit non seulement maintenu dans les vilenies du passé de triste mémoire, mais encore plus, plongé dans un gouffre car, les bonnes choses n’appartiennent qu’aux corrupteurs et aux corrompus. De même que le terrain devient plus propice au tribalisme qui devient encore plus agissant qu’avant.
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