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Bujumbura, le12 mars 2007, (GLAC) - Le Kivu est en alerte, la guerre peut recommencer n’importe quand, une guerre que tiennent à relancer ces mercenaires qui sont entrés massivement dans les hauts plateaux de la région du Sud-Kivu à Minembwe.

La situation est particulièrement grave dans les zones d’Uvira et de Fizi. Le climat politique explosif dans cette région se présente comme suit :

 - Mercredi le 7 mars, les sources de Grands-Lacs Confidentiel découvrent un groupe de mercenaires qui stationnaient temporairement dans la région de Gisenyi au Rwanda, en attente d’un départ pour les hauts plateaux du Sud-Kivu.

Un émissaire est envoyé expressément de Bujumbura à Gisenyi, en passant par Bukavu pour conduire ces troupes dans la capitale burundaise. Ces derniers sont arrivés à Bujumbura par la route qui relie la capitale burundaise à Rugombo.

- Vendredi les sources fiables de Grands-Lacs Confidentiel confirment que des milliers de mercenaires qui, jusqu’à présent s’étaient entassés à Minembwe et dans ses environs, se déplacent vers l’Est, en direction d’Uvira et de Fizi.

Quelques observateurs sont alors envoyés en mission de reconnaissance par la population congolaise. Ils confirment la présence de milliers de mercenaires qui étaient arrivés à la limite entre la zone de Fizi et la zone d’Uvira.

 La nouvelle se propage très rapidement. La situation est telle que, toute la population se mobilise au moment ou nous écrivons ce communiqué. La population sans armes et dont les combattants Mai-Mai ont été démobilisés, est en alerte maximale et surveille jour et nuit.

 - Un lot de camions militaires tout terrain et bien adapté pour les régions montagneuses est arrivé à Bujumbura il y a quelques semaines. Les sources de Grands-Lacs Confidentiel indiquent que cette commande mystérieuse de camions n’a pas été effectuée par le gouvernement burundais.

Des éléments précurseurs :

D’une manière prompte et improvisée, les Congolais sont surpris par des déplacements massifs des immigrants rwandais vivant à Minembwe, vers le Burundi.

 - Le samedi 3 mars, l’élite des réfugiés rwandais vivant au Congo tient à Bujumbura une réunion dans un endroit très discret et bien surveillé par les militaires de l’armée burundaise. La réunion qui avait commencé tôt le matin a pris fin tard dans la nuit.

- Depuis février on rapporte des recrutements de gens à Muyinga, qui sont prêts à aller combattre. Ce recrutement est mené par un certain Manope Rugwatikanya, un homme originaire de Ndegu, dans les hauts plateaux d’Uvira. De nombreuses personnes répondent à ces appels de recrutement, et viennent d’aussi loin que Kigali et Kampala.

- En février, des mouvements similaires ont été fréquemment observés à Bujumbura. Des détails faisaient état de camions qui transportaient nuitamment des centaines de personnes qui, en toute vraisemblance, étaient des mercenaires en provenance de Kampala et de Kigali. Informées, les autorités de Kinshasa auraient contacté Bujumbura précise notre source.

Le gouvernement burundais s’est alors justifié par un humour de mauvais goût. Il a  reconnu les mouvements nocturnes de camions entre Kigali et Bujumbura, mais a affirmé que ceux-ci ne transportaient que des vaches pour les abattoirs de la capitale burundaise.

Aujourd’hui l’histoire des vaches menées à l’abattoir est un peu plus claire : Il y a une résurgence du recrutement de mercenaires. Et si rien n’est fait par le gouvernement, l’est du Congo va replonger dans la guerre.

Comme n’a cessé de le dénoncer Grands-Lacs Confidentiel, nous remarquons, hélas, que des troupes rwandaises lourdement armées sont devenues les maîtres des hauts plateaux ou ils imposent la loi et règnent en maître sur le territoire d’un État indépendant et souverain ou ils tiennent à créer leur propre état tutsi.

Par ailleurs, à Bukavu, le mécontentement de la population face à l’attitude froide du gouvernement pour régler la question de l’occupation des hauts plateaux est de plus en plus fort. Selon la population cette présence constitue une manière bien programmée des autorités de Kinshasa, de livrer l’est du pays aux tutsi qui veulent l’occuper indéfiniment.

On observe curieusement que le gouvernement ne punit même pas les ennemis rwandais capturés au Congo. Ceux-ci sont temporairement arrêtés, puis relâchés avant de se retrouver dans la même région ou ils finissent par faire la loi au bout du canon ou par des menaces. Ceci inquiète la population congolaise qui voit en ce geste la complaisance et la complicité même du gouvernement avec l’ennemi.

Malgré les efforts des Congolais à chercher la paix, les puissances occidentales tiennent à briser le Congo peu importe le temps que cela prendra. Minembwe est une base déjà choisie pour accomplir cette mission là. C’est pourquoi le gouvernement congolais, qui compte en lui des milliers des traîtres qui travaillent pour accomplir cet agenda, ne déploie aucun effort significatif pour mettre fin à cette mésaventure. Une façon dissimulée de signifier que le Congo est pris en otage et que si rien ne fait, l’Oligarchie tutsi le dominera.

 Recommandations:

 -  En cette phase très critique de la survie du Congo, le gouvernement Gizenga doit prioriser la formation d’une armée vraiment nationale capable de relever les défis que veulent lui imposer les ennemis du Congo.

 -  Accorder un budget spécial à l’armée pour sécuriser les frontières nationales très critiques telles Kisangani,  les Kivus, le Katanga et le Bandundu.

 - Adopter un programme spécial visant à incorporer tous les jeunes étudiants qui terminent l’école secondaire à faire une formation militaire pendant un an avant de continuer avec les études universitaires. La même loi devrait s’appliquer à tous ceux qui terminent leurs études universitaires avant d’obtenir leurs diplômes. En ce moment critique, il est irréaliste de faire confiance à une armée recyclée, faite des mercenaires et de nationaux pour défendre un pays qui attire la convoitise des impérialistes.

 - Ne pas faire former l’armée nationale dans les pays qui sont bien connus pour avoir été à la tête de l’invasion du Congo qui a coûté la vie à plus de 5 millions de Congolais.

 - Mettre sur pied des plans pédagogiques à enseigner dans les écoles primaires, secondaires et universitaire afin de cultiver et éveiller la conscience d’un nationalisme, seul ferment de la défense de toute nation.

 Esdras MASAN
GRANDS-LACS CONFIDENTIEL
 
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