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L'Onu accuse l'armée congolaise d'avoir tué des civiles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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Militaires congolais en patrouille. Selon un rapport de l'Onu que Reuters s'est procuré, l'armée congolaise a tué des dizaines de civils il y a quelques mois dans l'est de la RDC dans le cadre d'un litige foncier entre ethnies. (Reuters/Alissa Everett)

L'armée congolaise a tué des dizaines de civils il y a quelques mois dans l'est de la RDC dans le cadre d'un litige foncier entre ethnies, disent les Nations unies dans un rapport que s'est procuré Reuters jeudi.

Ce document s'appuie sur des témoignages de victimes de ces exactions, qui ont incité l'Onu à suspendre son appui aux seules unités de l'armée de Kinshasa impliquées dans ces violences.

D'après une enquête interne des Nations unies, des rescapés affirment que ces attaques sont l'oeuvre d'anciens maquisards rebelles tutsis récemment intégrés dans l'armée et avaient pour but d'obliger leurs victimes - pour l'essentiel des membres de l'ethnie locale des Hundes - à abandonner leurs terres.

"Tous les interlocuteurs ont évoqué (...) de vieux conflits fonciers dans la région et considèrent ces meurtres comme une tentative pour inciter la population à fuir et à libérer la terre", lit-on dans le rapport.

La Monuc (Mission d'observation des Nations unies au Congo) croit que 62 villageois au moins ont été tués entre les mois de mai et de septembre et le rapport de l'Onu évoque au moins 55 personnes supplémentaires probablement tuées dans des attaques dans et aux abords de Lukweti, au Nord-Kivu.

Les champs et les pâturages fertiles des alentours de ce village sont le théâtre de violences ethniques entre Hundes d'une part, Hutus et Tutsis de l'autre, depuis le début des années 1990.

Au début du mois, l'ONG Human Rights Watch, dont le siège est à New York, avait annoncé que l'armée avait tué au moins 270 civils - pour l'essentiel des femmes, des enfants et des vieillards - dans le secteur de Lukweti pendant la période citée par l'Onu. Certains auraient été achevés au "panga" (machette), décapités ou brûlés vifs dans l'incendie de leurs cases.

L'Express

 
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