leer
 
 
Erfurt live Header8
Acceuil arrow Autres articles arrow Abus de pouvoir
Erfurt live Header10 Erfurt live leer0
Menu principal
Acceuil
Qui sommes-nous?
Devenez adhérent
Devenez partenaire
Devenez Bénévole
Faites un don
Galerie photo
Bibliothèque
Vidéos
Textes de référence
Proposer un article
Nous Contacter
Autres articles
Petites annonces
Nos partenaires
Plus jamais ça!










Skype Me

charly_mike

Newsletter






Faites un don
Support www.kric.org in making a small donation:
test
 
Abus de pouvoir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Image 

L’exercice du pouvoir d’Etat n’a pas un autre but que celui d’apporter des solutions quotidiennes aux problèmes d’intérêt général. Dans le respect de la légalité. Dès lors que ce pouvoir est utilisé à d’autres fins, il y a abus.

Il ne se passe pas un jour sans que les associations de défense des droits humains, oeuvrant au Congo dit démocratique, ne dénoncent des «enlèvements» perpétrés par des forces de sécurité en général et des agents de l’ANR (Agence nationale de renseignements) en particulier.

Agissant généralement sans mandat, ces agents se considèrent au-dessus des lois. Chez eux, la garde à vue est illimitée. Ils arrêtent qui ils veulent, quand ils le veulent. La remise en liberté suit le même cheminement à quelques rares exceptions près. Bien que placés sous l’autorité d’un officier du ministère public, les fonctionnaires de l’ANR sont "intouchables". Ne clament-ils pas qu’ils dépendent directement de la Présidence de la République ? Malheur donc à celui qui a un contentieux avec le «raïs» ou un membre de sa famille biologique. Le défenseur des droits humains Robert Ilunga Numbi en sait quelque chose. Arrêté le 31 août dernier, Ilunga se trouve à la prison de Makala pour avoir dénoncé une situation qui met en cause l’épouse du chef de l’Etat. Inutile de dire que l’ANR n’est soumise à aucun contrôle démocratique.

Dans un communiqué daté jeudi 17 septembre, «La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme» (VSV) exprime «ses vives inquiétudes» suite aux «menaces de mort» proférées à l’endroit des militants des droits de l’homme au Katanga par des personnes non autrement identifiées. Il s’agit de Grégoire Mulamba, secrétaire Exécutif de l’ong Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire (CDH) et de Timothée MBUYA, Vice-président de l’Asadho/Katanga. C’est connu, les militants des droits humains basés dans cette province entretiennent des relations les plus exécrables avec l’ANR.

Jusqu’ici seuls les «petits citoyens» étaient les victimes patentées des arrestations et détentions arbitraires. Un événement a eu lieu vendredi 11 septembre à Lubumbashi. Il s’agit de l’arrestation d’un ministre provincial et son transfert manu militari à Kinshasa. L’opération a été menée par les incontournables agents de l’ANR.

Que reproche-t-on à ce ministre? Qui a ordonné son interpellation ? Il semble que le ministre provincial dont question – Juvénal Kitungwa, pour ne pas le citer - aurait fait passer à tabac un agent de l’ordre. Son arrestation a manifestement été décidée à la Présidence de la République laquelle a pris soin d’affréter tout un aéronef pour aller chercher le «ministre-bagarreur».

Le zèle manifesté par les fameux agents de l’ANR dans cette affaire a poussé les observateurs à rechercher les «non-dits». L’enjeu. Selon certaines indiscrétions, ce ministre en charge notamment des questions foncières aurait ordonné la destruction de certaines «constructions anarchiques». Il semble qu’un membre de la famille présidentielle serait inconsolable depuis la démolition de son immeuble. Le nom qui revient est celui de Maman Sifa.

En attendant de connaître tous éléments de ce dossier, cette affaire met à nu non seulement la dérive dangereuse que prend l’abus du pouvoir mais surtout le détournement du pouvoir d’Etat à des fins privées.

Baudouin Amba Wetshi

 
< Précédent   Suivant >
Erfurt live leer
Erfurt live unten Erfurt live leer Erfurt live unten
 
 
Mouvement d'Action pour la Démocratie et la Paix