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La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) exprime ses vives inquiétudes suite à la répression par la police, à Kinshasa, mardi 17 février, de la marche pacifique des militants du parti politique « Union des Républicains (UR) », dans un communiqué transmis jeudi à l’APA. Selon la source, la marche visait à protester contre la présence «massive des forces armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda, du Soudan et d’Angola sur le sol congolais».
Les manifestants sont partis de la place dite « Braconniers » sur le boulevard du 30 juin, commune de la Gombe, pour aboutir à la Primature en vue de déposer un mémorandum au Premier ministre, Adolphe Muzito.
Arrivés à la hauteur du bureau de la Police spéciale de roulage (PSR), ils ont été dispersés par la police au moyen des tirs des balles en l’air.
Une dizaine de manifestants ont été arrêtés dont le président du parti, Norbert Luyeye, et des blessés dont un policier ont été enregistrés, selon le communiqué.
La police a extorqué des biens personnels tels que des montres, des téléphones portables, d’argent, ajoute le communiqué.
Les personnes arrêtées ont été acheminées au camp Lufungula à Kinshasa/Lingwala où elles sont placées en détention.
L’Union des Républicains (UR), souligne la source, avait informé au préalable le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, de la tenue de la manifestation pacifique par une correspondance datée du 11 février 2009.
La VSV qui dénonce l’utilisation abusive de la police, pour réprimer les manifestations pacifiques de l’opposition et encadrer celles du pouvoir en place et entités apparentées, «exige». La libération, sans condition, de tous les militants du parti politique UR et la restitution» des biens des victimes confisqués irrégulièrement par la police». L’organisation de droits de l’homme réclame l’ouverture d’une «enquête indépendante afin de traduire en justice les auteurs et commanditaires de la répression» de la marche. Elle demande la prise en charge médicale des personnes blessées ainsi que l’indemnisation des victimes et du parti politique UR pour les préjudices subis. D’après APA
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