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Il faut renverser Joseph Kabila Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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Au Nord Kivu, les soldats de l’armée régulière rwandaise (RDF) continuent leur progression dans la «traque» des miliciens hutus rwandais des FDLR. Plus de deux semaines après, le bilan est plutôt maigre : une centaine d’armes récupérée et une vingtaine de miliciens tués ou faits prisonnier. Chaque jour qui passe, on apprend, en revanche, que telle localité - jadis occupée par le CNDP ou les FDLR - a été rendue aux Forces armées de la RD Congo. Au grand plaisir de Joseph Kabila et de ses affidés. De la poudre aux yeux pour éblouir les naïfs congolais ? Les jours à venir seront décisifs pour démontrer qui, de Joseph Kabila ou de ses critiques, avait vu juste.

Dans la Province orientale, les troupes de l’armée régulière ougandaise, soutenues par des soldats sud-soudanais, sont occupées, elles aussi, «à traquer». A traquer les miliciens du LRA du rebelle ougandais Joseph Kony. Comment distinguer un milicien de Kony avec un paisible citoyen de Faradje, Doruma ou Dungu ? Notre correspondant particulier, Bertrand Madragule, a relaté dans nos colonnes, les atrocités commises par les belligérants. Aux dernières nouvelles, près d’un millier de citoyens congolais a perdu la vie. Pourquoi ? Toute la question est là ! Le moins qu’on puisse c’est que Joseph à autoriser des armées étrangères à faire le coup de feu sur le sol congolais au mépris de la sécurité de ses propres concitoyens. Le même scénario a lieu au Nord Kivu.

Et si le Rwanda et l’Ouganda poursuivaient en réalité d’autres objectifs non avoués? Douze années après le premier coup de feu tiré dans la province du Sud Kivu par les rebelles «Banyamulenge» alias «rebelles tutsis zaïrois» ou «rebelles de Laurent-Désiré Kabila» lesquels - écrivaient complaisamment les médias internationaux - guerroyaient «pour reconquérir leur citoyenneté zaïroise», le Congo démocratique peine à prendre le chemin du développement économique et social. Distrait, l’Etat concentre l’essentiel de son énergie à éteindre des foyers d’incendie allumés par la bêtise humaine. En vérité, les provinces du Kivu et la Province Orientale payent au prix fort les alliances dangereuses tissées par Laurent-Désiré Kabila et ses affidés avec les régimes rwandais et ougandais. Nul ne sait à ce jour à combien s’élève la «somme» due au Rwanda ainsi qu’à l’Ouganda par les pseudo «libérateurs» du 17 mai 1997. C’est un lourd héritage que l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) lègue aux générations futures.

D’aucuns objecteront que si Mobutu Sese Seko avait doté l’ex-Zaïre d’une armée forte et surtout d’une force aérienne capable de quadriller ce vaste territoire, aucun soldat rwandais ou ougandais n’aurait osé violer l’intégrité du territoire national. C’est sans doute vrai. Il n’en demeure pas moins vrai que pour avoir «aidé» LD Kabila à se hisser au fauteuil laissé vacant par le «Grand Léopard», les dirigeants rwandais et ougandais entendent être «payés» pour «service rendu». A défaut de paiement en espèces, ils sont décidés à se faire payer «en nature» par le pillage des ressources naturelles du Congo. C’est sans doute, la véritable «cause» cachée de l’accord signé entre Joseph Kabila et Paul Kagame d’une part et Yoweri Museveni de l’autre.

L’alliance conclue en octobre 1996 entre LD Kabila et les régimes rwandais et ougandais est une alliance dangereuse pour la survie de la RD Congo en tant qu’Etat. Cette alliance menace l’unité physique du pays. Cette alliance a permis l’infiltration des agents étrangers dans les grands corps de l’Etat. A savoir : la Présidence de la République, la diplomatie, l’armée, la police, les services de renseignements etc.

Pour couper le cordon ombilical qui rattache la RD Congo aux «fantômes» de l’AFDL, les Congolais doivent se lever et user de leur droit citoyen pour renverser, par tous les moyens, le régime anti-national et tyrannique incarné par Joseph Kabila et ses hommes de mains bien connus, décidés à asservir les Congolais au nom d’une "dette" maffieuse contractée auprès du Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni.

Les premiers aliénas des articles 63 et 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo confère cette prérogative à chaque Citoyen : «Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure.» «Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.»

Agissons !

B. Amba Wetshi

 
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