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Lubanga plaide non coupable, accuse Jospeh Kabila Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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Selon les avocats de Thomas Lubanga, le procès qui s’est ouvert lundi à la Cour pénale internationale ne pourra être équitable. L’un d’entre eux déplore que «les plus hauts responsables ne (soient) pas inquiétés».

Accusé par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, d’avoir enrôlé dans sa milice «des centaines de jeunes enfants», Thomas Lubanga plaide non coupable.

Face aux trois juges de la CPI, son avocate, Me Catherine Mabille, a évoqué mardi 27 janvier un procès marqué par les «abus graves et généralisés des méthodes d’enquête du procureur», craignant un manque d’équité vis-à-vis de son client.

L’ancien chef de milice congolais est poursuivi pour l’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de quinze ans. Des enfants de 9, 11 ou 13 ans «formés et utilisés (…) pour qu’ils tuent, pillent et violent», selon le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo.

Le procès qui a commencé hier est le premier de l’histoire de la CPI, le tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocides.

Un procès «opaque et secret»

Mais entre les témoignages à huis clos et la majorité de documents obtenus de façon confidentielle, l’avocate de la défense s’attend à un procès «opaque et secret», rappelant qu’elle n’a pas eu accès à l’intégralité des documents de l’accusation.

Le procureur «a signé tous azimuts des accords de confidentialité», notamment avec les Nations unies, a-t-elle dénoncé : «la défense ne pouvait pas avoir accès aux documents et nos juges non plus».

Un autre avocat de Thomas Lubanga a estimé que les coupables se trouvaient ailleurs : «Pour les massacres de l’Ituri, ce ne sont pas les chefs d’Etat suspects qui manquent. A commencer par celui avec qui vous avez accepté de collaborer (...) le président Joseph Kabila» de la République démocratique du Congo (RDC). «On cherche à faire à travers lui le procès d’un phénomène criminel (celui des enfants-soldats, ndlr) qui le dépasse largement», a-t-il ajouté.

© Copyright Le Nouvel Observateur

 
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