En dépit de la dissolution du COC, Etienne Tshisekedi se dit résolu à poursuivre l’assainissement du fonctionnement du parti et à consolider la sérénité en son sein en vue d’une organisation fructueuse et sérieuse du premier congrès de l’UDPS, dans la transparence pour l’intérêt supérieur du parti et de tous ses membres.
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Pour ceux qui suivent de près la situation au sein de l’Udps, la décision de suspension du COC était prévisible. Elle était d’ailleurs pressentie par certains lorsqu’il a été rendu publique la décision de Tshisekedi enjoignant au COC de transmettre aux organes centraux de l’UDPS les documents sur l’état des préparatifs du congrès.
A la vérité, la dissolution du COC est une belle illustration de la suspicion et du refus du dialogue entre les membres du COC et ceux du Comité national et du Secrétariat national qui ne se sont jamais véritablement réconciliés après la levée par Etienne Tshisekedi de sa mesure de suspension frappant Valentin Mubake et Remy Massamba.
S’il n’est secret pour personne que les membres du COC n’ont jamais applaudi des mains et de pieds le fait que Tshisekedi leur ait retiré la qualité de l’exécutif du parti, ce qu’on ose pas dire à haute voix est que Beltchika est suspecté de vouloir organiser le congrès en vue de sa propre ascension à la tête du parti. L’indisponibilité d’Etienne absent du Congo depuis plus d’une année aurait ainsi aiguisé l’appétit de « jeunes loups » aux longues dents au point que c’est l’après Tshisekedi qui serait au cœur de la crise latente qui mine l’UDPS.
Seulement voilà ! La dissolution du COC est susceptible de provoquer un schisme au sein de l’UDPS tant les antagonismes sont exacerbés que d’aucuns ne s’offusquent pas de mettre en cause la famille biologique du leader de l’UDPS suspectée, elle aussi, d’avoir pris en otage le sphinx qui est un patrimoine national vivant.
Ce qui est certain est que la décision de dissoudre le COC pourrait diviser davantage l’UDPS étant donné que les membres du Collège des Fondateurs communient plutôt avec le COC et non avec les organes centraux réhabilités. C’est à se demander s’ils sont en bonne intelligence avec leur collègue Tshisekedi quand on sait que le 10 janvier courant ils se sont auto- désignés membres du Directoire national au motif que le membre resté seul (au Directoire national) ne peut à lui seul décider et délibérer valablement pour engager le parti. Mais pas seulement. Raymond Mukoka, Zéphyrin Diayikwa et Bernard Nkwedi ajoutent que c’est en raison de la longue absence au pays du seul membre resté du Directoire national, Etienne Tshisekedi, pour raison de santé qu’ils ont jugé nécessaire d’assurer au parti une direction collégiale orientée vers l’organisation réussie du premier congrès de l’UDPS.
A présent que le COC est dissout, lesdits fondateurs et désormais membres du Directoire national vont-ils s’aligner derrière Etienne Tshisekedi ? La question reste posée.
Au-delà de la querelle des personnes et des calculs politiciens et personnels des uns et des autres, il y a lieu de se demander, après la suspension de Valentin Mubake et Remy Massamba pour absence des résultats dans les préparatifs du fameux congrès, et maintenant la dissolution du COC pour les motifs mis en exergue par la décision 081 de Tshisekedi wa Mulumba, si le premier congrès de l’Udps qualifié comme étant celui de la refondation et de la conquête du pouvoir se tiendra un jour et si l’unité de l’Udps n’est pas qu’une vue d’esprit.
Les observateurs espèrent toutefois que le scénario catastrophe qui semble se profiler à l’horizon sera démenti et que les membres de l’Udps sauront puiser en eux des ressources nécessaires pour dépasser leurs divisions de manière à offrir au Congo une alternance dont le pays a besoin pour se sortir du chaos où l’a plongé le leadership fainéant actuel.
Raymond LUAULA