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Obama, le Congo à l’agenda |
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Avec l’investiture ce mardi 20 janvier de Barack Obama comme le 44e locataire de la maison Blanche, la réalité est plus belle que le rêve de Martin Luther King. La symbolique est encore plus belle car, à travers Obama, l’Amérique s’est réconciliée avec son histoire en choisissant Michelle Obama, noire jusqu’au bout des ongles et descendante des esclaves noirs, comme sa première dame. Bien qu’élu par les Américains pour relever les défis auxquels leur pays est confronté après l’ère George Walker Bush, Obama a suscité maints espoirs à travers le monde, un monde violent et incertain, à tel point que son avènement est en soi considérée comme une raison d’espérer. Au Congo à démocratiser où le déficit de leadership continue à tirer le pays par le bas, quoi que résignés, les ex-Zaïrois espèrent que l’administration Obama pourra œuvrer pour que la région d’Afrique centrale retrouve la paix et cesse d’être une zone de non droit. Barack Obama ayant préparé ses dossiers avant son investiture, la question congolaise figure à l’agenda de son administration. Hillary Clinton, nouvelle secrétaire d’Etat a dévoilé un pan de la panacée Obama pour mettre fin à la guerre absurde qui déchire la RDC. Lors d’une audition devant une commission sénatoriale le 13 janvier courant, l’ex-première dame et successeur de Condi Rice a cité la fin de la guerre à l’est de la RDC, où règnent l’anarchie, la violence et le chaos, comme l’un des objectifs de la politique étrangère du 44e président états-unien. Pour autant, les ex-Zaïrois feraient mieux de se bouger un peu au lieu de continuer à se comporter comme de grands enfants indolents attendant que d’autres trouvent des solutions à leurs différends. Car, c’est la nonchalance de ceux qui gouvernent le Congo qui conforte quelques illuminés arrogants à prôner, toute honte bue, soit la balkanisation du Congo, soit au bas mot le partage des ressources naturelles de la RDC par les différents Etats de la région comme condition du retour de la paix. Alors même que le principe de l’intégrité territoriale du Congo est mis en cause, il est curieux que ceux qui disposent et abusent de l’imperium à Kinshasa aient perdu la voix. Existe-t-il pire trahison que celle là quand le kabilisme semble fasciné par l’idée de ramener le Congo à l’ère léopoldienne où une entente cordiale entre diverses puissances coloniales avait imposé, dans le bassin du Congo, la liberté de commerce et de navigation en interdisant tout monopole ? Et comme par hasard, en 1885 déjà, lors du partage du bassin conventionnel du Congo, la France était en bonne place à la table des puissances coloniales. C’est cette même France d’hier et d’aujourd’hui qui, pour normaliser ses relations avec le Rwanda, veut restaurer un nouveau bassin du Congo à travers l’exploitation en commun par la RDC et le Rwanda des ressources minières du Nord-Kivu. Etonnant tout de même, à Kinshasa, dans les rangs du pouvoir comme de sa gentille opposition, personne n’a levé son petit doigt pour ne fut ce que pour désapprouver la trouvaille néo-colonialiste de l’agité président français. Au contraire, le leadership fainéant se prépare à lui dérouler le tapis rouge en mars prochain. Raymond LUAULA
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