Pour ce faire, la Monuc est chargée notamment de «dissuader toute tentative de recours à la force qui menacerait les processus de Goma et de Nairobi de la part de tout groupe armé, étranger ou congolais».
La Monuc doit également, en coordination avec les FARDC (forces armées de la RDC, armée régulière), «désarmer» tous ces groupes armés pour assurer leur participation au processus de démobilisation et de réinsertion et «libérer les enfant attachés à ces groupes armés».
La force de l’ONU doit aussi «observer la présence éventuelle d’éléments militaires étrangers dans les principales zones d’instabilité» et «surveiller l’application» de l’embargo sur les armes à destination des multiples milices armées sévissant dans l’est du pays, qui est régulièrement violé.
Comme les précédents textes adoptés par le Conseil de sécurité sur la Monuc, la résolution 1856 réitère que celle-ci est «autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires» pour s’acquitter de ses missions.
Le Conseil demande aux gouvernements de la RDC, du Rwanda et des autres pays de la région de coopérer avec l’envoyé spécial de l’ONU, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, pour résoudre la crise dans l’est de la RDC.
Les combats ont repris fin août au Nord-Kivu entre le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, rébellion du général tutsi congolais déchu Laurent Nkunda) et l’armée congolaise.
Fin octobre, le CNDP a infligé de cinglants revers aux FARDC et failli s’emparer de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, avant de déclarer unilatéralement un cessez-le-feu.
AFP