Plus d’une centaine de femmes à Kinshasa, se sont mobilisés le 16 décembre 2008 dans une marche pacifique sous la conduite du ministère du Genre, Enfant et Famille partant de la gare centrale sur le boulevard du 30 juin jusqu’au Palais de la Justice, dénonçant de vive voix, les violences sexuelles faites aux femmes et enfants utilisé comme arme de guerre, en République Démocratique du Congo.
Face à la situation que vivent les femmes en RDC, les représentants des institutions publiques du pays ont eux aussi élevé leurs voix face à ces méfaits que subissent les femmes. A cette occasion, les femmes congolaises ont marché pour protéger leur dignité, leur sécurité et aspirent à une paix durable et surtout à la démocratie appliquée dans l’ensemble du pays. Elles ont fait savoir au cours de cette manifestation que « notre démarche est de protester contre la guerre qui ne s’arrête pas dans l’Est du pays et les violences sexuelles utilisé comme arme de guerre. » Les femmes ont à cette occaion invitée le pouvoir judiciaire à sanctionner sévèrement les auteurs de viols. Le ministre de la justice pour sa part exhorte les femmes de prendre courage de dénoncer, de déposer une plainte contre les auteurs de viols à domicile ou d’autres formes de violence et de dire non à l’impunité.
En compagnie du ministre du Genre, Enfant et Famille et de la ministre du Portefeuille participant à la marche de protestation de la femme congolaise, des femmes parlementaires nationales et provinciales et des représentantes d’Ong ont déposé un mémorandum à M. Alan Doss, chef de la mission onusienne au Congo et représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC. Le chef de la Monuc en RDC a déclaré que « le message reçu s’adresse à tous les hommes. A travers le conseil de sécurité, la communauté internationale a passé plusieurs résolutions sur les violences sexuelles mais il nous faut entreprendre des actions quotidiennes pour changer les mentalités»
La ministre du Genre a assuré à cette occasion que les femmes et les hommes épris de paix et de genre vont passer à l’action afin que l’utilisation des femmes et des enfants comme arme de guerre pour propager le Vih/sida prenne définitivement fin’. A la fin de la marche, la ministre du Genre, Enfant et Famille, Mm Marie Ange Lukiana a posé devant le palais de la justice une stèle de mémoire pour immortaliser ce mode d’expression pacifique et force de dénoncer des violences sexuelles, autres violences de droits de l’homme.
DIA