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Le triste constant que nous faisons en ce jour anniversaire est que les droits de l’homme dans les pays du sud n’existent que sur le papier. Le tableau est bien sombre et exige l’élargissement des mécanismes du droit d’ingérence humanitaire. Le drame du Zimbabwe couve dans quasiment tous les restes de pays d’Afrique, et s’ils y en a qui font exception, ils sont à compter au bout des doigts.
Ce mercredi 10 décembre 2008, l’humanité tout entière célèbre le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée un certain 10 décembre 1948. Au vu de la gravité du chao qui s’était installé dans le monde au sortir de la seconde mondiale, des âmes bien pensantes avaient pensé de doter l’humanité d’un cadre juridique qui allait permettre désormais à l’humanité d’œuvrer pour créer les conditions idéales de paix pouvant permettre à tout être humain de jouir pleinement de ses droits fondamentaux et de ne plus être exposé à toute sorte de brimade. 60 ans après, le constat est amère.
Ce mercredi 10 décembre 2008, l’humanité tout entière célèbre le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée un certain 10 décembre 1948. Au vu de la gravité du chao qui s’était installé dans le monde au sortir de la seconde mondiale, des âmes bien pensantes avaient pensé de doter l’humanité d’un cadre juridique qui allait permettre désormais à l’humanité d’œuvrer pour créer les conditions idéales de paix pouvant permettre à tout être humain de jouir pleinement de ses droits fondamentaux et de ne plus être exposé à toute sorte de brimade. 60 ans après, le constat est amère.
Mais si en Occident il y a eu effectivement une prise de conscience constructive avec l’amélioration de conditions de vie et la mise en place d’un cadre idéal permettant au plus nombre de mieux s’épanouir. Paradoxalement dans les autres zones géographiques, les choses vont de mal en pie.
En effet, pendant qu’en occident les dirigeants politiques tiennent compte des desideratas de peuples qu’ils dirigent, au Sud, le peuple est victime des actes irresponsables et peu recommandables de sa classe politique au pouvoir qui se comporte pire que le colonisateur.
Les attentes suscitées par la vague des indépendances ont été quasiment déçues et ce à des exceptions prêt.
Et parmi ces zones de malheurs se trouvent inscrits en bonne place les pays d’Afrique où le peuple tire le Diable par la queue. En dépit de beaux discours politiques tenus par la plupart de ses dirigeants au pouvoir plus pour plaire à la communauté internationale, la réalité est dramatique. Les droits de l’homme consacrés pourtant dans la Déclaration Universelle des Droits de l’homme sont l’apanage de seuls dirigeants politiques qui ont droit à la liberté de pensée, à la liberté de culte, au respect du minimum social acceptable…
Le peuple lui est condamné à une mort mente mais sûre. Tout est fait pour qu’il finisse par mourir de la misère.
Pendant que les hommes politiques se paient de salaires dignes de ce nom, le peuple lui est victime d’un mépris de par la modicité de ce qui lui est versé comme salaire et qui de fois n’arrive presque pas. Tout dépendant de la bonne humeur du tyran.
Le triste constant que nous faisons en ce jour anniversaire est que les droits de l’homme dans les pays du sud n’existent que sur le papier. Le tableau est bien sombre et exige l’élargissement des mécanismes du droit d’ingérence humanitaire. Le drame du Zimbabwe couve dans quasiment tous les restes de pays d’Afrique, et s’ils y en a qui font exception, ils sont à compter au bout des doigts.
Et le Congo Kinshasa est parmi ces pays dont la précarité de la vie de la population requiert l’intervention de la communauté internationale. N’eut été la générosité légendaire du congolais, il y a bien longtemps que le pire serait déjà arrivé dans ce pays si riche en potentialité naturelle, mais le peuple lui croupit dans la misère la plus caractérisée.
Et le chargé des droits de l’homme de la Monuc a trouvé de mots justes que je partage avec vous : 10 Décembre 1948 – 10 Décembre 2008. La Déclaration universelle des droits de l’Homme a 60 ans. Le thème choisi cette année est « Dignité et justice pour tous ». Pour Todd Howland, représentant du Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme et directeur de la division de droits de l’Homme de la Monuc, la situation est très grave en République Démocratique du Congo en matière de droits de l’Homme.
« Je peux dire que la situation est grave, très grave. Il y a violation systématique des droits de l’homme. Ça peut être le droit économique, le droit d’intégrité physique », a déclaré Todd Howland. Il précise que la situation dépend d’une province à l’autre.
Au Nord-Kivu, par exemple, cette situation est caractérisée par l’existence de plusieurs auteurs de violations des droits de l’Homme. Le CNDP, les Maï-Maï, les FDLR, les FARDC, la PNC, sont autant d’acteurs qui s’illustrent dans ces violations dans cette province, a-t-il relevé. Todd Howland souligne le caractère complexe de cette situation. « C’est vous-mêmes, les Congolais, qui allez changer votre situation. Nous, la communauté internationale, nous sommes ici pour faciliter, pour aider à obtenir ce changement », a conclu le représentant du haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.
Zoom sur les conditions de détention dans les prisons du Kasaï-Oriental
La situation des prisonniers de cette province n’est pas reluisante. Les conditions de détention ainsi que l’état de maisons carcérales laissent à désirer. Les soins de santé primaires sont à peine assurés et, d’ailleurs, la plupart des décès enregistrés dans ces prisons sont dus au manque de soins, ainsi qu’à la faim. Pour les organisations de droits de l’Homme, malgré les interventions ponctuelles des autorités provinciales, des organismes internationaux et des ONG locales, les droits des détenus sont loin d’être garantis.
De Mbuji-Mayi à Lodja, en passant par Lusambo, Mwene Ditu et Kabinda, la situation des droits de prisonniers se pose. A Mbuji-Mayi, près de 450 prisonniers sont détenus dans une maison carcérale initialement prévue pour 180. Des conditions hygiéniques exécrables, et cela, en dépit de la réhabilitation de cette prison par la Monuc. Les soins médicaux ne sont pas assurés de manière régulière. Il ne se passe pas un seul mois sans qu’on déplore un décès dans cette prison. Selon les OND de droits de l’homme, nombreux sont ceux qui meurent sans avoir été ni jugés ni condamnés par la justice. Une note d’espoir tout de même pour les détenus : un bureau de concertation coprésidé par le ministre provincial de la Justice et le chef de bureau de la Monuc a été mis en place la semaine dernière. Il a pour tâche de statuer sur la prise en charge des détenus malades. Un comité d’achat des vivres a aussi été créé en vue de gérer les vivres et les dons au profit de détenus.
Jean Paul BWANA
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