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La rébellion congolaise de Laurent Nkunda et le gouvernement de République démocratique du Congo (RDC) ont peaufiné mardi à Nairobi le cadre de futurs pourparlers sur le fond, qui devraient débuter "avant Noël" d'après le médiateur de l'ONU Olusegun Obasanjo. Les premières discussions directes entre les deux délégations, qui se déroulent à huis clos depuis lundi au siège des Nations unies à Nairobi, ont été consacrées mardi aux questions de règlement et de forme, et reprendront mercredi matin, en présence du médiateur et ancien président nigérian. "Nous avons réalisé des progrès dans la mise en place des fondements des pourparlers sur le fond", a déclaré mardi soir à la presse M. Obasanjo, à l'issue du second jour de discussions. "Je pense qu'à l'issue de ces discussions, nous serons en mesure d'entamer la phase des pourparlers sur le fond", a-t-il ajouté, prévoyant que cette nouvelle étape serait atteinte "avant Noël". "Pour le moment, il s'agit de discussions entre le CNDP (Conseil national pour la défense du peuple, rébellion) et le gouvernement (congolais), mais hier (lundi), j'ai dit que la porte ne serait pas fermée à d'autres - qu'ils soient des groupes armés ou non - qui pensent que le dialogue est la solution", a poursuivi le médiateur. La RDC est confrontée à une reprise des combats dans le Nord-Kivu entre l'armée et la rébellion du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda, qui campe depuis fin octobre aux portes de Goma, capitale de cette province de l'est du pays. Ces combats ont jeté sur les routes plus de 250.000 personnes survivant dans des conditions catastrophiques. Le CNDP a adopté unilatéralement un cessez-le-feu fin octobre, qui a permis le maintien d'un calme précaire. Mais des affrontements sporadiques se poursuivent entre d'un côté le CNDP, et de l'autre des groupes armés pro-gouvernementaux et des rebelles hutus rwandais. Avant la réunion de Nairobi, Kinshasa avait fait part de sa volonté d'inclure au dialogue les autres groupes armés congolais actifs au Nord-Kivu qui participent au programme Amani, lancé en janvier pour tenter d'imposer un cessez-le-feu dans l'est de la RDC. Le CNDP refuse de s'inscrire dans le processus Amani et veut un dialogue seul à seul avec Kinshasa. Plus tôt mardi, le porte-parole du CNDP, Bertrand Bisimwa, membre de la délégation de Nairobi, avait indiqué à l'AFP s'être entretenu plusieurs fois depuis lundi avec Laurent Nkunda, qui s'est dit "serein et confiant" sur l'issue du dialogue. AFP
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