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Les pays membres de l'Union européenne (UE) restent divisés sur l'envoi d'un contingent de paix européen en République démocratique du Congo, a appris mardi RIA Novosti auprès d'une source diplomatique à Bruxelles. Selon l'interlocuteur de l'agence, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal sont hostiles à l'envoi de militaires européens dans ce pays africain, alors que la Belgique, la France, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Espagne, la Suède et la Finlande y sont favorables. Réunis lundi 8 décembre à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE n'ont pas pris, cette fois encore, la décision d'envoyer un contingent militaire européen en RDC et ce, malgré l'appel pressant du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui demande la mise en place d'une mission intérimaire, une sorte de force relais, dans l'attente de l'arrivée dans le pays d'un renfort à la mission des Nations Unies (MONUC). Dans le même temps, les chefs de diplomatie des 27 ont demandé au Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune Javier Solana et à la Commission européenne de "préparer rapidement les éléments de réponses techniques, humanitaires et politiques". Les combats se poursuivent toujours en République démocratique du Congo entre les troupes gouvernementales et les rebelles sous les ordres du général Laurent Nkunda. Selon l'ONU, en trois mois, depuis la reprise des hostilités le 28 août dernier, au moins 250.000 personnes ont dû quitter la région et le nombre des réfugiés dans la province du Nord-Kivu en proie à des combats acharnés se monte à 1.350.000 personnes. La MONUC qui est l'une des plus des missions onusiennes de maintien de la paix les plus nombreuses dispose sur le terrain en RDC d'un contingent de 17.000 Casques bleus, dont 5.000 sont déployés dans la province du Nord-Kivu. Comme des combats acharnés se poursuivent et que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader dans le pays, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'augmenter les effectifs de la MONUC de 3.000 hommes. RIAN
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