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Bruxelles a réaffirmé dimanche son souhait de voir l'Union européenne envoyer une force d'intervention dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), alors qu'une première réunion de négociations doit se tenir lundi au Kenya entre les belligérants. "L'Europe ne peut pas continuer à ignorer cela", a estimé le Premier ministre belge Yves Leterme sur les ondes de la radio VRT, jugeant que "la crédibilité (de l'Union européenne) est en jeu" dans ses relations avec l'Afrique. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lui a écrit, demandant que l'UE reéxamine son refus de dépêcher une mission en soutien à la MONUC, la force des Nations unies qui peine à protéger les civils pris dans les combats du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
La pression monte sur l'UE pour qu'elle s'implique après le feu vert du Conseil de sécurité à l'envoi de 3.000 hommes supplémentaires en RDC. La France, qui occupe actuellement la présidence tournante de l'UE, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, ont rejeté l'idée d'une force d'intervention européenne. Mais une coalition de cinq ou six autres pays européens, le cas échéant sous la houlette de l'Espagne, pourrait s'en charger, a estimé M. Leterme. Le chef de la diplomatie belge Karel De Gucht devrait en discuter lundi avec ses homologues des Vingt-Sept. Bruxelles est l'ancienne puissance coloniale en RDC. Les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dirigés par l'ex-général de l'armée congolaise Laurent Nkunda, ont lancé une offensive fin août, après des années d'affrontements sporadiques. Plus de 250.000 ont été jetés sur les routes depuis, fuyant les combats. Le gouvernement de Kinshasa a fini par accepter de rencontrer directement des représentants de Nkunda en direct, pour une première réunion lundi à Nairobi, sous l'égide des médiateurs de l'ONU et de l'Union africaine. AP |