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Des milices progouvernementales actives dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont déploré dimanche de ne pas avoir été invitées à la réunion prévue lundi à Nairobi entre le gouvernement et la rébellion de Laurent Nkunda.
"Nous les Maï-Maï, nous ne sommes pas un groupe à négliger, nous avons des armes", ont souligné Richard Mukulumania, chef militaire des Maï-Maï Shikito, Jules Ziringabo, président des Maï-Maï Simba et Salatiel Rutambuka, chef des Pareco du Sud-Kivu dans une déclaration commune à l'AFP. "Nous voulons que le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple de Nkunda) rejoigne Amani", ont-ils poursuivi.
Le programme Amani, lancé en janvier pour tenter d'imposer un cessez-le feu dans l'est de la RDC, inclut tous les mouvements armés congolais actifs dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu. Même si le gouvernement assure rester dans le cadre de ce programme, il a accepté de rencontrer séparément, lundi dans la capitale kenyane, des représentants du CNDP.
"Procéder ainsi, c'est nous inciter à quitter le programme Amani, le gouvernement ne devrait pas l'oublier", ont commenté les leaders Maï-Maï. "Il semble que le CNDP, en quittant Amani, soit devenu plus important que les autres groupes armés", ont-ils encore déploré. "Nous ne comprenons pas la décision du gouvernement d'aller négocier avec le CNDP. Nous sommes déçus, c'est une violation flagrante de l'acte d'engagement d'Amani", a ajouté un autre porte-parole, Maï-Maï Zabulony.
La rébellion de Laurent Nkunda, qui a infligé de sérieux revers à l'armée congolaise depuis la reprise des combats fin août au Nord-Kivu, a dénoncé le programme Amani et exige depuis quelques semaines des négociations directes avec Kinshasa. Son porte-parole, Bertrand Bisimwa, a encore menacé dimanche de quitter Nairobi si le gouvernement persistait à inclure d'autres groupes armés dans les pourparlers.
"S'il insiste pour rester dans Amani, nous prendrons nos cliques et nos claques et nous rentrerons", a-t-il dit à l'AFP. La délégation rebelle est conduite par le secrétaire exécutif adjoint du CNDP, Serge Kambasu Ngeve (bien NGEVE) et l'équipe gouvernementale par le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda. belga/mb
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