La force onusienne «condamne sans réserve ces actions initiées par le CNDP», estimant qu’il s’agit d’une «violation du cessez-le-feu», et «demande instamment (à la rébellion) de se conformer, sans condition, au cessez-le-feu et ne plus aggraver davantage le niveau de souffrance des populations».
La force de l’ONU dénonce également des actes de pillages perpétrés cette semaine par des éléments de l’armée régulière dans le territoire de Lubero (120 km au nord de Goma).
Le village de Bulotwa a été ainsi le théâtre de pillages orchestrés par des membres de certaines unités des FARDC (Forces armées de RDC), indique le communiqué de la Monuc qui «condamne aussi ces actes».
La mission de paix «attend des autorités militaires compétentes qu’elles fassent subir les rigueurs de la loi à tous les coupables de ces actes conformément aux promesses faites» par le gouvernement.
Au cours des deux dernières semaines, des éléments de l’armée congolaise se sont livrés à de nombreux pillages et exactions à grande échelle dans toute cette région de Lubero et Kanyabayonga.
La Monuc «appelle instamment les parties à respecter strictement le cessez-le-feu en revenant sur leurs positions du 29 octobre et à respecter également les zones de séparation».
Aucun cessez-le-feu n’a encore été conclu entre armée et rebelles depuis la reprise des hostilités fin août. Le 29 octobre, le CNDP a décrété un cessez-le-feu unilatéral, mais les affrontements se poursuivent à intervalles réguliers, les deux camps se rejetant la responsabilité de ces violences.
Une fragile accalmie est cependant observée depuis six jours.
En signe de bonne volonté après une rencontre le 16 novembre entre l’émissaire de l’ONU Olusegun Obasanjo et le chef rebelle Laurent Nkunda, le CNDP avait retiré ses troupes de près de 40 km sur un front au nord de la province.
Les Casques bleus de la Monuc «continuent à patrouiller les zones de séparation mais le maintien de ces zones demandera la bonne foi et la coopération de tous», conclut le communiqué.
AFP