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L'Onu dénonce des pillages à grande échelle de l'armée congolaise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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"Des militaires des FARDC [Forces armées de RDC] se livrent depuis hier soir à des pillages et à des exactions contre la population civile dans la zone de Kanyabayonga", dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), à 175 km au nord de Goma (la capitale du Nord-Kivu), a déclaré, mardi 11 novembre, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole de la Mission des Nation unies dans ce pays (Monuc). Les violences se sont progressivement étendues et touchent désormais les villes de Kaïna et Kirumba, plus au nord. Elles se poursuivaient, mardi à la mi-journée, a précisé le lieutenant-colonel Dietrich à Kinshasa.

"CRIMES DE GUERRE"

Par ailleurs, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a affirmé, mardi, qu'au moins 50 civils ont été tués la semaine dernière à Kiwanja, dans l'est du pays. Dimanche, le chef de la Monuc, Alan Doss, avait évoqué des "crimes de guerre" dans cette région. La majorité des victimes auraient été tuées par les forces rebelles de Laurent Nkunda, selon un communiqué de HRW qui demande "l'augmentation urgente" du nombre de casques bleus dans le pays.

La Monuc "a pour mandat de protéger des civils mais manque de troupes pour assurer une protection efficace dans la vaste région" du Nord-Kivu, où les affrontements ont repris depuis deux mois et demi, opposant les rebelles de Laurent Nkunda à l'armée congolaise et des groupes armés alliés, constate HRW. En conséquence, "le Conseil de sécurité des Nations unies devrait augmenter de façon urgente le nombre de casques bleus dans l'est" de la RDC pour "protéger les civils compte tenu des nouveaux combats et du nombre grandissant de civils tués", estime l'organisation.

RENFORTS

"Malgré l'appel urgent lancé le 30 octobre par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour obtenir des troupes supplémentaires au Congo, les pays membres du Conseil de sécurité n'ont pas lancé d'action", fait remarquer HRW. Des responsables de la Monuc ont demandé depuis le 3 octobre au Conseil de sécurité un renfort de 3 000 soldats et policiers, "particulièrement des soldats entraînés et équipés pour répondre à une force de réaction rapide", rappelle HRW.

Le Conseil de sécurité doit se réunir mardi, selon l'organisation de défense des droits de l'homme, pour débattre de la situation dans l'est de la RDC. La Monuc, qui est déployée depuis 2001 en RDC, un pays grand comme l'Europe occidentale, est la plus importante mission de paix actuelle de l'ONU sur la planète.

 

 
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