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Le ministre kényan des Affaires étrangères Moses Wetangula a stigmatisé samedi l'inefficacité de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), évoquant des troupes qui "se promènent" équipées de "casques bleus". "Pourquoi avoir 17.000 hommes qui ne peuvent pas tirer, qui ne peuvent pas désarmer, qui se promènent simplement avec des casques bleus ?", s'est interrogé le chef de la diplomatie kényane au lendemain d'un sommet à Nairobi consacré à la crise en RDC. M. Wetangula a indiqué au cours d'une conférence de presse que le sommet de vendredi avait été informé du fait que les soldats de la Monuc pourraient ne pas s'engager directement dans des affrontements majeurs avec la rébellion congolaise de Laurent Nkunda. "Nous avons aussi été informés que le Conseil de sécurité des Nations unies était réticent à engager les forces de maintien de la paix dans des opérations d'imposition de la paix, ce qui signifie que leur présence est virtuelle", a-t-il ajouté. Le sommet de Nairobi a réuni notamment les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame, sous l'égide du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles, ce que le Rwanda dément. Mais cet aspect de la crise n'a pas été au coeur du sommet, a indiqué le ministre. "Je crois qu'aucun président présent au sommet n'a été mis en accusation. La réunion était sur le Congo. Elle n'avait aucune raison d'être diluée par la question rwandaise", a-t-il indiqué. Le chef de la Monuc, Alan Doss, a accusé samedi la rébellion de Laurent Nkunda et des miliciens pro-gouvernementaux d'avoir commis des "crimes de guerre" dans la région de Rutshuru, dans l'est de la RDC, théâtre de violents combats cette semaine. Plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours pour critiquer l'incapacité de la Monuc à protéger les populations civiles des combats qui font rage depuis fin août dans l'est du pays. Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Alain Leroy, a lui-même reconnu vendredi que les Casques bleus auraient dû "protéger" les civils tués à Kiwanja, localité à environ 80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. AFP
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