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Les troupes rebelles du CNDP sont toujours aux portes de Goma. Dans l’entre temps les populations, environ 60.000 qui ont fui l’avancée des rebelles vers la capitale de la province du Nord Kivu vivent dans des conditions inhumaines dans les rues et dans des Eglises de Goma. Les aides humanitaires tardent à arriver ; et les déplacés risquent de contracter des maladies. L’on craint notamment une flambée du choléra à cause des conditions peu hygiéniques dans lesquelles vivent les déplacés de guerre. Les positions actuelles des rebelles nkundistes, autour de Goma, créent une ceinture armée qui bloque certains déplacés dans le territoire de Rusthuru. Les soldats du général dissident empêchent plusieurs familles des déplacés d’acceder à Goma ou elles peuvent bénéficier des aides humanitaires. Dans ces conditions l’on n’est pas loin de parler d’une catastrophe humanitaire. Et sur Kivu peace.org, un journal en ligne proche du CNDP on lit:»Plus de camps des réfugiés au Nord Kivu».
Dans toutes les zones libérées par le CNDP, il n’y a plus de camp de réfugiés. Le CNDP vient de montrer à la face du monde, qu’en RDC, les camps des réfugiés n’étaient qu’une manière pour le gouvernement congolais, d’attirer la pitié de la Communauté Internationale. La présence des Congolais dans les camps des réfugiés au sein de leur propre pays était au bénéfice de certains hommes politiques. Elle permettait au gouvernement de contourner la réalité pour présenter autre chose à la face du monde. Comment comprendre, que certains habitants de Goma, préféraient quitter leurs domiciles pour les mettre en location et aller rester dans les camps. Ils pouvaient ainsi, bénéficier du loyer, et bénéficier de l’aide humanitaire. Une irresponsabilité entretenue par le gouvernement ! Des députés sont passés dans les camps, pour demander aux populations d’y rester et de ne pas rentrer chez elles, sous prétexte que le CNDP n’était pas favorable aux ressortissants des autres ethnies. Ce n’était pas normal. Les camps des réfugiés étaient aussi devenus un fond de commerce pour justifier l’option militariste du gouvernement Kabila contre le CNDP. Il fallait donc attendre l’arrivée du CNDP pour que finisse cette sale blague. Désormais, il n’ y a plus de camps des réfugiés dans le Nord Kivu, en tout cas dans les zones libérées par le CNDP. Au moins, tout le monde pourra rentrer dans son village, travailler pour apprendre à manger à la sueur de son front, sans toujours attendre le pain des humanitaires. L’intervention humanitaire, est un moyen pour la France, de déployer au Kivu, une force pour protéger Joseph Kabila : erreur. Et le Gouvernement congolais, au jour d’aujourd’hui croise les bras et n’attend que des aides en provenance des ONGd et associations caritatives. Aucune politique d’aide aux déplacés n’a été annoncée. Au chapitre des tentatives de sortie de crise, l’on apprend que le commissaire Européen au développement, louis Michel, a obtenu l’accord du président Kabila et de son homologue Rwandais, Paul Kagame, de s’assoire autour d’une table pour tenter de dénouer la crise. Les pourparlers seront organisés à NAIROBI au kenya. Les présidents Burundais,ougandais, et celui de la commission africaine, ainsi des délégués des organisations économiques et politiques sous-régionales pourront prendre part à cette deuxième table ronde sur le Congo organisée à NAIROBI. Cette fois-ci, pensent les analystes, l’on espère mettre définitivement fin aux problèmes qui gangrènent la sous- région des Grands Lacs. A l’issue de ses rencontre avec Joseph Kabila et Paul kagame. Louis Michel a signifié à la presse que toutes les parties ont accepté de dialoguer pour résoudre le problème de fond : la présence des ex FAR interamwe retranchées dans les forêts Kivusiennes. Ces forces, poursuivies pour génocide par le pouvoir de Kigali constitueraient une menace contre le régime de Kagame. Et à Louis Michel de préciser, le probleme de l’Est de la Rdc, concerne principalement le gouvernement Congolais. C’est à ce dernier qu’il appartient donc de mettre tout en œuvre pour résorber la crise. Le calendrier pour la tenue desdeuxième pourparlers de NAIROBI sur la RDC n’est pas encore connu. Yvon Mbwebwe |