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Tshisekedi dans le viseur nauséabond de L’AFP !
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L’Agence France Presse (AFP) est entrée en campagne de la présidentielle congolaise du 28 novembre courant et à sa manière. Dans son viseur, Etienne Tshisekedi qui passe être la bête noire des Occidentaux et autres officines. En effet, selon la dépêche de son correspondant à Kisangani au Nord-est du pays, Étienne Tshisekedi aurait de nouveau appelé ses partisans à la violence lors de son meeting de campagne de ce vendredi 11 novembre au soir. Après la fausse affaire gonflée de toutes pièces de l’interview de la semaine dernière sur RLTV de Kinshasa aujourd’hui suspendue, l’on arrive à se demander à qui profite cette désinformation de l’AFP.

De l’ensemble du meeting de M. Tshisekedi devant une foule immense, le correspondant de l’AFP n’a trouvé que des bouts des phrases pour étayer sa mauvaise foi lorsqu’il accuse sans preuve le chef de l’opposition d’incitation à la violence. De celle du régime de Kabila contre les militants de l’opposition, de l’incarcération arbitraire des personnes dans les prisons du régime à Kinshasa et dans le reste des provinces pour lesquelles Tshisekedi réclame la libération immédiate; l’AFP ne dit mot. Radio Okapi qui possède un puissant réseau des correspondants dans tous les coins du pays faisait état pour sa part, de l’appel du même Tshisekedi aux congolais pour qu’ils cultivent l’amour de leur pays et le changement tant aspiré par tous.

 
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RDC : au coeur du Centre d'études nucléaires de Kinshasa

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Le bâtiment qui abrite le réacteur congolais, à Kinshasa.

La vague d’angoisse liée à la catastrophe nucléaire au Japon n’épargne pas l’Afrique. À Kinshasa, le commissaire à l’énergie atomique a tenu à rassurer sur l’état du réacteur nucléaire congolais, le premier construit en Afrique. Endormi depuis sept ans, il n’en reste pas moins un danger potentiel, tout comme les déchets radioactifs encore stockés sur le site. Reportage.

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », explique le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais.

Nous sommes au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa, le Cren-K, un bâtiment blanc et bleu, entouré d’arbres immenses et d’herbes folles, sur les collines de l’université surplombant la mégapole congolaise.

Il n’est pas possible sans autorisation ministérielle d’approcher ou de photographier le réacteur. On peut cependant, en collant son nez à la vitre fumée, l’apercevoir, depuis le hall d’entrée, juste derrière une seconde porte vitrée. Ici, pas de reconnaissance digitale ou biométrique. Pour ouvrir, il suffit d’une clé.

Manque de financements

Depuis 2004, le réacteur est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement.

Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

 

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Dépolitiser les forces de «sécurité»
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A Kinshasa, la Haute cour militaire a terminé l’instruction du procès relatif à l’assassinat, le 1er juin 2010, de Floribert Chebeya Bahizire et de son compagnon d’infortune Fidèle Bazana Edadi. S’il est vrai que la vérité est encore loin d’être au rendez-vous, il n’en demeure pas moins vrai que ce procès est révélateur d’une leçon majeure. Il s’agit de la politisation et surtout de la tribalisation des forces dites de sécurité. Par forces de sécurité, il faut entendre : l’armée, la garde présidentielle (garde républicaine), la police, les services de renseignements civils et militaires, la DGM (Immigration). Les animateurs de ces services publics prétendent tirer leur légitimité de l’institution «Président de la République». Aussi s’estiment-ils exonérés de l’obligation de rendre compte à une autre instance. Tous les politologues conviennent que le transfert entre les mains d’un seul homme de tous les pouvoirs constitue le pire danger pour le peuple.

Le procès Chebeya a revelé que la police nationale est devenue le «monopole» des Congolais d’expression swahilophone. C’est-à-dire essentiellement, les originaires du Katanga, des provinces du Kivu et du Maniema. La Province Orientale est plutôt marginale. A titre d’illustration, on peut citer : le patron de la police nationale (suspendu ?) s’appelle John Numbi Banza Tambo (Katanga). Son adjoint, Charles Bisengimana, serait natif du Nord Kivu. Le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux de la police, (Katanga) et le major Christian Ngoy, commandant du «bataillon Simba» (Katanga). Signalons que la police provinciale de Kinshasa est dirigée par un natif du Maniema, le général Jean de Dieu Oleko. Ces hommes sont les dépositaires d’un "secret d’Etat". Ils savent ce qui s’est passé le 1er juin 2010 lorsque Chebeya est arrivé au siège de la police. Ils ont décidé d’adopter l’omerta. Le silence cher aux maffieux. Le premier qui ouvrira la bouche est un homme mort. Ces hommes se comportent comme les membres d’une "société secrète". Ils considèrent les originaires des autres provinces du pays comme les "ennemis" du pouvoir en place.

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Mouvement d'Action pour la Démocratie et la Paix