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Lumumba : méditation sur le symbole d’une parole osée
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La magie de l’Internet nous permet de réentendre le discours de Patrice Emery Lumumba ayant jetée de l’huile sur le feu de ses bourreaux. Il arrive, qu’à peu près cinq décennies après sa mort, nous entendions les propos du genre : « Lumumba était un immature politique ; il lui manquait du réalisme politique ; etc. » Avec la magie de l’Internet, quand nous visualisons le passage entre le discours du Roi Baudouin et celui de Lumumba, nous nous rendons compte que ce dernier ose une parole vraie à contretemps. Il improvise un discours dont le contenu met à nu des pratiques odieuses cachées derrière le mot « civilisation ».

Oser une parole à contretemps, c’est enfreindre les règles convenues : celles qui vous confèrent un statut et une place dont vous ne devez, dans l’entendement de vos « maîtres » vous départir. Dans ce contexte, le manque de réalisme signifie le refus de la langue de bois. Un refus fondé sur un nationalisme incontrôlable et un courage « sorcier », soutiens d’une lutte ardente et idéaliste.

Oser une parole à contretemps attire toujours les foudres des « maîtres du monde ». Depuis la nuit des temps. Un Socrate, un Jésus, un Martin Luther King, un Gandhi, un Kambala ka Mudimbi, un Kataliko en ont payé le prix. Heureusement, ces « maîtres du monde » n’arrivent pas à supprimer, une fois pour toutes, la parole osée. Quand ses porteurs sont tués, elle rebondit
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Les «mendiants arrogants»
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Ainsi donc Joseph Kabila est fâché contre le commissaire européen Karel De Gucht au motif que celui-ci a qualifié les autorités congolaises d’«interlocuteurs inappropriés». C’était au cours d’un débat au Parlement européen. L’irrévérencieux euro-commissaire écope de la «peine maximale» : interdiction de séjour en RD Congo. Cette décision maximaliste prive Kinshasa de la moindre marge de manœuvre pour sauver la face. Plus grave, cette mesure vient confirmer la «fragilité psychologique» dont souffrent les hommes et les femmes qui gouvernent la RD Congo. Alexis Thambwe Mwamba et Lambert Mende Omalanga, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de la Communication et des médias se sont comportés dans ce dossier en vulgaires «petits soldats» obéissant aveuglement aux ordres du «raïs». Et pourtant, De Gucht n’a rien dit de neuf. L’homme est resté cohérent avec lui-même.

Depuis son entrée au gouvernement en septembre 2004 en qualité de ministre des Affaires étrangères, l’ancien président des libéraux flamands (VLD) n’a pas raté une occasion de «titiller» Joseph Kabila et le système qu’il incarne. «Je n’ai pas rencontré des hommes d’Etat au Congo», déclarait-il en octobre 2004 lors de sa première tournée en «Afrique centrale». Entendez : le Burundi, la RD Congo et le Rwanda. C’est lors de l’étape rwandaise que «Karel» a fait cette annonce tonitruante. «La Belgique donne beaucoup d’argent à votre pays et cela lui donne le droit de formuler des critiques sur votre gestion», lançait-il une année plus tard devant un Joseph Kabila médusé qui l’avait fait poireauter pendant plusieurs heures avant de le recevoir. De retour à Bruxelles, «KDG» de tonner devant les députés belges : «Le Congo est un Etat raté». Il dénonce au passage la «corruption de dirigeants». Au grand bonheur d’une opposition congolaise muselée.
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Homélie de l'Archevêque de Bukavu, Mgr François Xavier MAROY, aux obsèques de l'Abbé D. CIZIMWA
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Cathédrale de Bukavu/RD-Congo, le 8 déc. 2009
1. Chers frères et sœurs dans 1e Christ, je vous salue et vous adresse mes condoléances suite à assassinat de ‘Abbé Daniel et de la Sœur Denise,
2. Vous le savez pertinemment bien qu’une grossesse dure 9 mois, Et une mère qui a enduré les douleurs d’une grossesse souffre terriblement quand une autre personne maltraite son enfant. Autrement dit, ne peut maltraiter un enfant que celui ou celle qui n’a pas connu les douleurs de son enfantement.
3. La formation d’un prêtre peut être comparée à une grossesse. Mais plus qu’une grossesse, cette formation dure 10 ans. Par conséquent, tuer un prêtre c’est offenser gravement sa mère l’Eglise. Peut-on douter de la malédiction qu’ont attirée sur eu ceux qui ont assassiné l’Abbé Daniel et la Sœur Denise ?
4. Chers frères et sœurs, j’étais en route vers Israël, pour qu’ensemble avec d’autres Evêques j’aille prier sur le lieu qu’a foulé le Christ, A cause de ce drame, je suis revenu. Il n’y a pas longtemps, j’étais en plein synode africain à Rome, je suis rentré à cause des dégâts subis à la paroisse de Ciherano, puis au couvant des frères Maristes à Nyangezi. Si la paroisse de Kabare a été attaquée, ces jours-ci, l’hôpital de Kabare l’a été quelques temps avant. Le comble, c’est le fait que ces malveillants viennent d’entrer au monastère et tuer une des moniales dont l’une grande activité c’est la prière. Quel contraste entre la prière et le armes !
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