|
Plusieurs militaires et policiers sont détenus depuis une vingtaine de mois à la prison centrale de Makala sans connaître le motif de leur interpellation. Leurs arrestations ont été opérées par des éléments de la garde présidentielle et/ ou par des agents de la Demiap (Renseignements militaires). Preuve si besoin en était que les ordres ont été donnés au niveau de la Présidence de la République. Ces pères et mères de famille ont, pour la grande majorité d’entre eux, deux signes particuliers : ils sont originaires de la province de l’Equateur et ont servi sous le régime de Mobutu Sese Seko. Le sort de ces citoyens dépend du bon vouloir de Joseph Kabila. Dans une correspondance adressée à l’auditeur général des Forces armées de la RD Congo, en date du 5 février dernier, le sénateur Jacques Djoli Eseng’Ekeli s’est insurgé contre "la détention illégale et arbitraire" à la prison centrale de Makala d’au moins deux cent civils et militaires originaires de la province de l’Equateur. Parmi les personnes incarcérées, on dénombre non seulement des militaires impliqués dans la tentative de coup d’Etat ( ?) dite «Opération Pentecôte» en 2004, mais aussi ceux qui s’étaient rendus à la Monuc, en mars 2007, à l’issue des affrontements entre des éléments de la garde présidentielle, appuyée par des soldats angolais, et des militaires de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba Gombo. «Environ 90 militaires, proches de l’ancien vice-président, avaient été accueillis au siège de la brigade Ouest de la Monuc à Kinshasa et en novembre 2008, la Monuc les avait rendus à l’armée congolaise», précise une dépêche de l’APA. «Tous ces militaires sont emprisonnés sans procès», écrivait le sénateur Djoli. |
|
Lire la suite...
|
|
|
Porté au pouvoir en Afghanistan en 2001 par l’Amérique de Georges W. Bush après la chute des Talibans, Hamid Karzaï accuse les «Occidentaux» d’avoir commis des fraudes massives lors de l’élection présidentielle qui l’opposait en août dernier à son compatriote Abdullah Abdullah. «Il y a eu, a-t-il déclaré, jeudi 1er avril, de la fraude aux élections présidentielle et provinciales, une fraude massive, cela ne fait aucun doute. Ce n’était pas une fraude commise par des Afghans, mais par des étrangers, la fraude de Galbraith, de Morillon, et les voix du peuple afghan étaient sous le contrôle d’une ambassade".
Reconduit au mois de novembre après l’abandon de son challenger avant le second tour, Karzaï n’a pas oublié qu’un quart des bulletins de vote, déclarés frauduleux, ont été annulés par les autorités électorales, dont la majorité en faveur du président sortant. Pour lui, l’objectif consistait à l’empêcher d’être élu dès le premier tour. Est-ce pour le rendre plus soumis à l’égard de ses «parrains» américains excédés notamment par sa politique de main tendue aux Talibans?
|
|
Lire la suite...
|
|
|
Aux dires de certains acteurs politiques congolais opérant au pays, la RD Congo compte plus ou moins 300 partis politiques. C’est un secret de polichinelle : plusieurs de ces partis sont alimentaires et/ ou électoralistes.
Si, dans les pays dits de «vieille démocratie», les partis politiques bénéficient du financement de l’Etat au moment des élections par exemple, chez nous, plusieurs de ces partis se débrouillent par eux-mêmes. Et à un certain moment, ils posent, presque tous, la question des moyens. Et cette question est réduite à celle de la mobilisation des moyens matériels. Or, à analyser de plus près, la misère dans laquelle notre pays est plongée, plusieurs analystes s’accordent à dire qu’elle est anthropologique. C’est-à-dire qu’elle est à la fois économique (matérielle), politique, socio-culturelle et spirituelle. Que plusieurs partis politiques congolais se limitent, souvent, si pas toujours, à la quête des moyens matériels, cela pose quand même un tas de problèmes. |
|
Lire la suite...
|
|
|
|
<< Début < Précédente 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Suivante > Fin >>
|
| Résultats 53 - 56 sur 508 |