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Les nouvelles alarmantes de l’est et les leçons de notre histoire
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En revisitant notre histoire des années 60 et en restant attentif à ce qui se passe à l’est de notre pays aujourd’hui, des similitudes crèvent les yeux. Dans un article intitulé Lumumba et les nègres de service, il y a un parallélisme que nous n’avions pas pu établir et qui est pourtant essentiel à cause de sa dimension internationale. Il s’agit du rôle que joue, dans notre histoire, l’ONU et ses différents organes. Dans un article intitulé Beni-Lubero encerclé par les clandestins lourdement armés, deux compatriotes de l’est notent ce qui suit : « Les nouvelles en provenance de quatre coins périphériques de deux territoires de Beni et de Lubero rapportent un afflux des clandestins armés dont certains portent déjà l’uniforme de l’armée congolaise. Ces derniers tuent tous ceux qui leur opposent une résistance, réduisent en esclaves le reste de la population congolaise locale.

Ce qui est étonnant est que les discours officiels du gouvernement de Kinshasa et de la Monuc ne font pas mention de cette présence militaire qui menace sérieusement l’intégrité du territoire national congolais. » (cfr le site de Benilubero) Qui sont ces clandestins ? Plusieurs Ougandais se seraient joints aux Rwandais déjà présents sur terrain. Nos compatriotes sont informés qu’ « au Nord et au Nord-Est de Beni-Lubero, plus précisément dans les localités de Biakato, Kisiki, Kainama, Eringeti, et Kamango, plusieurs sources concordantes font état de l’afflux quotidien d’hommes lourdement armés en provenance de l’Ouganda via Boga et de Tundu en Ituri. Un premier campement des Nilotiques armés est signalé dans la localité de Boga en Ituri. Dans les localités ci-haut citées, ces clandestins lourdement armés ne rencontrent pas de résistance d’une armée ou d’une police congolaise. Au contraire, ils se comportent en maîtres, tuent ou chassent de ces localités toute personne qui se présente comme agent de l’Etat congolais ou celui qui s’oppose à leur présence. Les autorités locales auraient déjà été informées par les chefs coutumiers du coin mais les plus honnêtes d’entre elles disent tout simplement que c’est un problème qui les dépasse.»
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Le Congo de Joseph Kabila : Un Etat "indigent" et dépendant

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Il ne se passe plus un jour sans qu’un gouvernement ou une organisation internationale offre une subvention - souvent dérisoire - à la RD Congo, devenue quasiment un Etat sous-tutelle de la communauté internationale. Et pourtant, le pays ne manque pas des moyens financiers pour se passer de certains types d’aides. Pendant que l’Etat congolais «survit» grâce à la charité internationale, Joseph Kabila et les siens dilapident l’argent public pour acheter des allégeances sous forme de dons, financent en toute opacité des prétendus travaux de reconstruction et des opérations de «pacification». La mauvaise gestion des ressources nationales constitue plus que jamais l’épicentre du «mal congolais».

Analyse

«Qui manque des choses les plus nécessaires à la vie». Telle est la définition de l’épithète «indigent». C’est devenu presque banal pour les médias congolais d’annoncer avec une certaine béatitude l’«aide multiforme» que reçoit leur pays. Moulés dans la culture de la dépendance, les Congolais ont perdu toute capacité de gêne face à ce qu’il faut bien appeler la «mendicité d’Etat». Dans certains pays africains, la dépendance est considérée comme un «vice». C’est le cas notamment de l’Ethiopie. N’ayant pas été colonisé, le peuple éthiopien est sans doute «vacciné» contre le «complexe d’ancien colonisé». Certains Etats du Maghreb affichent le même état d’esprit d’autonomie. C’est le cas également en Afrique de l’Est.

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La RDC du 30 juin 1960 à nos jours: méditation sur le temps du changement
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Si nous prenons le 30 juin 1960 comme une date  symbolique dans  la lutte pour notre émancipation des pouvoirs impérialistes, le 17 janvier 1961, date de la mort de notre héros national, Patrice Emery Lumumba,  notre lutte ardente et idéaliste et ardente passe, petite à petit, dans la clandestinité. Les nègres au service de la troïka (USA, France et Belgique) en casse l’élan. Les maquis lumumbistes la porteront encore pendant quelques temps sans que son élément moteur soit entretenu ; sans que la politisation des masses se fasse de manière acharnée.  Disons qu’elle va se faire à l’envers avec la naissance du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR). Mobutiser nos masses en les rendant esclaves d’un dictateur et des pouvoirs impérialistes a contribué à la dévitalisation de nos populations ; elles ont sombré dans la danse accompagnant leur perte d’âme, de dignité, de liberté, de fierté, de ce qui fait que l’humain demeure debout. Quand les 13 parlementaires, en 1980, prennent distance vis-à-vis de ce pouvoir et essaient de remettre le système auquel ils ont participé, le Congo-Zaïre semble revenir d’un long et profond sommeil avilissant.

De 1960 à 1980, 20 bonnes années se sont écoulées avant que les élans de la lutte ardente et idéaliste entreprise par Lumumba reviennent sur le devant de la scène. La remise en question de la dictature de la mort sous Mobutu a bénéficié d’un apport de taille de l’un des dignes fils de notre peuple, le Cardinal Albert Malula.

Après 1980, un parti politique, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) va mobiliser les énergies de nos populations et apporté une grande contribution à l’organisation de la Conférence Nationale Souveraine dans les années 1990. Le foisonnement des organisations de la société civile et la complicité entre elles et certains partis politiques de l’opposition seront des facteurs déterminants pour la suite des évènements. Et le 16 février 1992, quand la CNS est bloquée par le système de Mobutu, cette complicité va jouer dans son déblocage.

 
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