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Une crise humanitaire frappant les dizaines de milliers de personnes expulsées par la République démocratique du Congo (RDC) vers l’Angola voisin commence à surgir.
« La crainte de voir apparaître une situation d’urgence humanitaire et des besoins pour les populations concernées a été confirmée », a déclaré Bohdan Nahajlo, représentant du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), après s’être rendu dans la région touchée, dans le nord de l’Angola, pour procéder à une évaluation. Les personnes expulsées ont besoin en priorité d’abris, de nourriture, de médicaments et d’installations sanitaires. Depuis août 2009, les gouvernements d’Angola et de RDC se livrent à une surenchère d’expulsions réciproques : plus de 32 000 Angolais ont été rapatriés dans leur pays, et environ 18 800 citoyens congolais ont été expulsés d'Angola. Suite à des négociations, le 13 octobre à Kinshasa, la capitale congolaise, les deux pays ont accepté de « mettre fin immédiatement aux expulsions des citoyens de leurs Etats respectifs ». |
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Que du temps et des vies gaspillées ! Que du temps, des vies et des énergies gaspillées avant que le camp au pouvoir depuis 1997 ne rejoigne, tant soit peu, officiellement, les esprits avertis et visionnaires ! S’inscrivant dans une même approche des causes de la guerre d’agression menée contre notre pays que Mgr Christophe Munzihirwa, Mgr Kataliko disait ceci dans son Message de Noël 1999 aux Fidèles de Bukavu : « Des pouvoirs étrangers, avec la collaboration de certains de nos frères congolais organisent des guerres avec les ressources de notre pays. Ces ressources, qui devraient être utilisées pour notre développement, pour l’éducation de nos enfants, pour guérir nos maladies, bref pour que nous puissions vivre d’une façon plus humaine, servent à nous tuer. Plus encore, notre pays et nous-mêmes, nous sommes devenus objet d’exploitation. » Et Mgr Kataliko ajoutait : « Tout ce qui a valeur est pillé, saccagé et amené à l’étranger ou simplement détruit. » Pour lui, l’artisan de ce pillage et de cette destruction était « une petite élite venue d’on ne sait où » aujourd’hui indentifiable. |
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 Il ne devrait pas y avoir de crimes impunis, même si en pratique l’on est fort loin du compte. Il n’y a donc rien de plus légitime que le désir fréquemment exprimé par les Congolais, de voir juger les responsables de crimes de guerre commis dans l’Est du Congo. Ils méritent d’autant plus d’être soutenus qu’ils réclament non la vengeance, mais la justice. Compte tenu de l’horreur des atrocités commises, on aurait pu s’attendre à des sentiments moins sympathiques. Depuis la visite au Congo de Mme Hillary Clinton, ces espoirs ont pris un regain de vigueur et il est beaucoup question d’un Tribunal Pénal International pour le Congo (TPIC), encore à créer. Simultanément, des procès sont en cours devant la CPI, à charge de Congolais responsables de certains crimes de guerre. D’autre part, un tribunal international a condamné l’Ouganda pour son agression contre le Congo. Bien qu’il s’agisse là d’un tribunal qui juge non les individus, mais les états, il faut tout de même tenir compte de ce que l’agression ougandaise constituait la « toile de fonds » de certains des crimes actuellement jugés à La Haye, l’Ouganda ayant entre autres tenté d’instrumentaliser l’hostilité entre Hema et Lendu à son profit. Enfin, n’oublions pas que si JP Bemba est actuellement détenu et poursuivi pou des faits commis en Centrafrique, il aura sans doute par la suite à faire face à des accusations de la même CPI, concernant des faits commis au Congo et dont certains font, eux aussi, partie des atrocités de l’Ituri, donc de ce même dossier ougando-congolais. |
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