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Soutenue par le Rwanda, la rébellion de Laurent Nkunda prend le contrôle de la région de Goma. Elle se livre à des exactions – tout comme l’armée régulière – sans que l’ONU intervienne Le Congo, gigantesque clé de voûte au cœur verdoyant de l’Afrique, d’une superficie de plus de 2 millions de kilomètres carrés, est limitrophe de neuf autres pays. Et quand ce géant fléchit, il ne tombe jamais seul. Quand l’Etat congolais a commencé à se désagréger, en 1996, sa chute a déclenché une guerre régionale. Quand il a de nouveau implosé, en 1998, il a entraîné les armées d’une demi-douzaine d’autres Etats africains. Ces deux guerres et le désordre qu’elles ont engendré auraient fait 5 millions de morts. |
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CONGO-KINSHASA. Beaucoup d'intervenants pour de nombreux enjeux dans l'extrême est du pays où le cessez-le-feu a été rompu fin août. La rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, du leader tutsi congolais Laurent Nkunda) en République démocratique du Congo (RDC) a accusé lundi le gouvernement de «lancer la guerre» en refusant de négocier directement avec son chef, dont les hommes sont aux portes de la ville de Goma.
Pourquoi Bernard Kouchner, a-t-il été accompagné à Kinshasa, Kigali et Goma par son homologue britannique David Miliband?
Alors que les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda sont rompues (même si Kouchner a gardé de bons contacts personnels à Kigali), la Grande-Bretagne est le principal soutien du Rwanda: 790 millions de dollars d'aide pour cinq ans. Le cabinet de l'ancien premier ministre Tony Blair (devenu un ami personnel du président Paul Kagame, comme Bill Clinton) a envoyé des conseillers à la présidence rwandaise. Les Britanniques sont aussi en tête des pays contributeurs d'aide au Congo. Leur influence dans la région a crû considérablement, au détriment des Français et des Belges. |
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Laurent Nkunda avance, l’armée nationale bat en retraite. Pas forcément stratégique. Le chef rebelle du Sud Kivu Laurent Nkunda va-t-il imposer à Joseph Kabila ce que le père de ce dernier Laurent-Désiré Kabila a infligé à Mubutu ? Ce n’est pas à écarter. Depuis quelques semaines, plus les jours passent, plus l’armée nationale perd du terrain devant les hommes du général déchu. Celui-ci menace de chasser le gouvernement de Kinshasa si Joseph Kabila, le président de la R.D. Congo refuse de négocier. Ce que le chef de l’Etat refuse, naturellement. "Nous voulons une négociation directe avec le gouvernement", a affirmé dimanche à des journalistes le général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda, dans son fief de Kichanga, à environ 80 km au nord-ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. "Si rien n’est fait, nous allons forcer ce gouvernement à quitter le pouvoir", a prévenu le chef rebelle, qui avait brièvement pris en 2004 Bukavu, capitale de la province voisine du Sud-Kivu. Les rebelles sont arrivés mercredi aux portes de Goma, infligeant une cuisante défaite à l’armée régulière, avant de décréter un cessez-le-feu unilatéral respecté jusqu’ici. Mais le gouvernement congolais a rejeté la demande de la rébellion. Il souhaite négocier avec tous les groupes armés opérant dans les Kivu, et pas en tête à tête avec le Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) de Laurent Nkunda. |
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