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Il n’y a pas eu de miracle au sommet tenu le vendredi 07 novembre à Nairobi pour tenter de mettre fin à la guerre absurde qui déchire encore le Congo à démocratiser et opposant les forces gouvernementales et leurs supplétifs (miliciens) aux rebelles du CNDP de Laurent Nkunda Mihigo. Signe de temps ! Alors qu’autour du secrétaire général de l’ONU des chefs d’Etat de la région dont Joseph Kabila et Paul Kagame étaient réunis à Nairobi, des militaires angolais prenaient déjà part aux combats opposants FARDC au CNDP. Ce n’est pas un canular, la MONUC l’atteste. Il ne faut donc pas un dessin pour réaliser que Nairobi II était organisé pour la forme. Le maigre résultat obtenu de ce sommet au regard de la déclaration finale, c’est l’exigence d’un cessez-le-feu immédiat par tous les groupes armés et les milices dans le Nord-Kivu. Rien de plus. On peut se demander si la délégation congolaise avait pris part à la rédaction de la déclaration finale du sommet. Et pour cause, le cessez-le-feu est exigé à tous les groupes armés et aux milices. Comment un gouvernement qui se veut légitime peut-il adhérer à une déclaration qui range l’armée gouvernementale, quand bien même elle est encore à réinventer, dans les groupes armés ? Soit ! |
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Des combats à l'arme lourde ont éclaté vendredi près de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à un conflit entre l'armée congolaise et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Les affrontements ont débuté en milieu de matinée entre les deux opposants, à Kibati, à 15 kilomètres au nord de la capitale de la province du Nord-Kivu, Goma. Les rebelles du général tutsi déchu sont en position de force et peuvent à tout moment prendre le contrôle de cette ville.
Au même moment, se tient à Nairobi, au Kenya, un sommet international sur les moyens de régler le conflit qui menace de provoquer un désastre humanitaire. Ce sommet, auquel participent les présidents congolais et rwandais Jospeh Kabila et Paul Kagame, ainsi que plusieurs autres chefs d'État africains, a été convoqué d'urgence face à la détérioration rapide de la situation humanitaire et militaire dans le Nord-Kivu. La réunion a commencé vendredi dans la matinée, en présence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, par des entretiens bilatéraux à huis clos, avant une séance plénière au cours de laquelle ce dernier doit prononcer un discours sur la crise congolaise. |
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Alors que les Européens ont décidé de ne pas envoyer de troupes en République démocratique du Congo (RDC), préférant s'en remettre à la force de l'ONU présente sur le terrain, l'Elysée a relancé au début de cette crise ses contacts avec l'Angola. Un pays qui était intervenu militairement dans les années 1990 au Congo, et avec lequel Nicolas Sarkozy s'est employé à nouer cette année une relation de coopération. Paris a par ailleurs exprimé un "soutien total" au président congolais Joseph Kabila. La France a-t-elle suggéré que l'Angola envoie en RDC des éléments armés pour porter secours au pouvoir de M. Kabila, ainsi que ce dernier en a formulé le souhait ? "Les Angolais ont dit qu'ils étaient prêts à le faire, mais ce n'est pas à nous de les encourager. Si les Nations unies le demandent, pourquoi pas ?", commentait, voici quelques jours, un responsable diplomatique français. Depuis les années 1990, "l'Angola est un acteur vigilant auprès de Kinshasa", ajoutait-il. |
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