Le mouvement rampant du Nord de l’Afrique
Au moment où une partie de l’Afrique vibre sous l’effet de la masse populaire et fait tomber des « monarques » cramponnés au pouvoir depuis belle lurette, il est à se demander quand ce vent-là frappera les autres parties du continent ? Le mouvement qui se propage comme une tâche d’huile du Nord du continent vers d’autres pays arabes et qui brandit un slogan simple mais éloquent : « dégage », ne peut manquer de nous rappeler la triste réalité politique que vit encore la Côte d’Ivoire après les élections tenues au mois de novembre dernier. À l’issue de ces joutes électorales, ce pays africain a deux candidats prétendant tous avoir gagné. Depuis lors, le pays est plongé dans une catastrophe qui ne dit pas son nom. Cette situation chaotique entache terriblement, à ne pas s’en douter, l’honneur des Africains dans l’ensemble. Au-delà des considérations des deux antagonistes, il est un fait qu’on ne peut sacrifier l’intégrité du pays ou encore, provoquer un bain de sang pour l’orgueil, par ailleurs personnel, de demeurer au pouvoir ou d’y accéder.
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Vital Kamerhe, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle congolaise, a été selon l’ancien ambassadeur des États-Unis en RDC, certes, "un leader parlementaire impartial" et apprécié des diplomates étrangers, mais aussi doté d’une "ambition aveugle" qui "altère son jugement". Comme il l’a clamé sur RFI lundi, Vital Kamerhe, qui avait été forcé de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale congolaise en mars 2009, est bien une « victime » des manœuvres du président Joseph Kabila, selon un câble diplomatique américain recueilli par WikiLeaks. Mais il est lui-même écorché par le texte rédigé par l’ambassadeur des États-Unis d’alors, William Garvelink. Aujourd’hui l’un des candidats à la présidentielle de novembre prochain les plus sérieux de l’opposition, il est en effet décrit comme un ambitieux, prêt à tout pour prendre le pouvoir. |
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Selon un câble diplomatique américain recueilli par WikiLeaks, le président congolais Joseph Kabila aurait usé de pots-de-vin, voire de menaces, pour obtenir la démission de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale, en 2009. En cause : les ambitions présidentielles de son ancien allié, qui commençait à lui faire de l'ombre. Alors que la campagne pour la présidentielle paraît déjà lancée en République démocratique du Congo (RDC), WikiLeaks lâche une nouvelle bombe. Selon l’ambassadeur américain à Kinshasa, Joseph Kabila aurait usé en mars 2009 de différents types de pressions, dont de très copieux pots-de-vin (il est plusieurs fois question de 200 000 dollars) et de possibles menaces, afin d’obtenir la démission de Vital Kamerhe, lequel était alors président de l’Assemblée nationale mais était tombé en disgrâce pour sa liberté de ton. |
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