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Les rêveries présidentielles pour 2010
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Aucune véritable perspective. Un discours d’autosatisfaction qui est l’expression de la navigation à vue dans laquelle est engagée le Congo à démocratiser 50 longues années après l’indépendance nominale « arrachée » à la Belgique en 1960. Voilà résumé le discours prononcé ce jeudi 31 décembre par Joseph Kabila Kabange pour marquer le passage de 2009 à 2010.
En effet, dans son message diffusé par la très officielle RTNC, Kabila Kabange a mis en relief sa volonté d’améliorer les conditions sociales des populations en 2010 notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’électricité, de l’habitat, de l’emploi ainsi que celui du relèvement du pouvoir d’achat.
Rien de neuf sous le soleil ! Car, ce catalogue de bonnes intentions n’est qu’un ramassis des priorités des cinq chantiers du citoyen président de la République. Est-il que les ex-Zaïrois qui ont été nourris des promesses sans fin de Mobutu aux Kabila veulent voir pour croire. Car, les fameux cinq chantiers rebaptisés avec une belle pointe d’ironie populaire en cinq sentiers manquent toujours de visibilité. Il ne pouvait en être autrement étant donné que la foi sans œuvre est une foi morte.
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2010 : Conjurer la «malédiction» et la fatalité
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«L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue», disait Nietzsche. La raison est simple : c’est la mémoire qui fait l’homme.

Aux quatre coins du monde, le champagne a coulé à flots à l’occasion de la fête de Noël et du nouvel an. Les Congolais «démocratiques», eux, ont passé ces réjouissances dans le recueillement. A cause non seulement de la misère sociale généralisée mais surtout de la peur de l’avenir. Une peur qui dure depuis deux décennies. Depuis vingt ans, les Zaïro-Congolais n’ont vu couler autour d’eux que du sang et des larmes. Ils ne savent où trouver le salut. Et pourtant, il n’appartient qu’aux Congolais eux-mêmes de prendre la ferme résolution de mettre fin à cette fatalité. Une telle résolution implique des sacrifices à consentir.

Le 24 avril 1990, le président Mobutu Sese Seko a, dans un discours, prononcé une phrase qui a été accueillie par la grande majorité de la population comme l’amorce d’un nouveau départ : «(…), j’ai décidé de tenter de nouveau l’expérience du pluralisme politique dans notre pays en optant pour un système de trois partis politiques, en ce compris le Mouvement populaire de la Révolution, avec à la base le principe de la liberté pour chaque citoyen d’adhérer à la formation politique de son choix». Depuis le 24 avril 1990 à ce jour, le Zaïre, rebaptisé République démocratique du Congo, a plongé dans une sorte de trou noir. Pourquoi ?
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En RDC, les civils victimes d'un conflit sans fin

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La situation a peu évolué dans l'est du pays, dix mois après l'offensive conjointe des armées congolaise et rwandaise contre les milices rebelles. Les civils en paient le prix, alors que la mission des Nations-unies reste souvent impuissante.

Près d'un an après le rapprochement entre Kigali et Kinshasa, la situation est toujours aussi précaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). La région, meurtrie depuis quinze ans par des conflits incessants qui auraient fait au moins deux millions de morts, reste en proie aux affrontements entre hommes armés. Les civils, comme souvent, paient un lourd tribut.

La mission des Nations-unies en RDC, la Monuc, faisait récemment état au Nord-Kivu d'un vaste mouvement de civils en provenance du Rwanda, provoquant des «tensions interethniques» dans la région. Il s'agirait de Tutsi congolais, qui s'étaient précédemment réfugiés au Rwanda. Leur nombre serait proche de 12.000.

Fin novembre, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) estimait «que la situation pour les gens ordinaires n'a pas changé par rapport à l'année dernière», soulignant la stabilité de ses chiffres d'interventions médicales sur le terrain. Au Sud-Kivu, on compterait actuellement environ 500.000 déplacés, contre 130.000 l'an passé à la même époque. Il y a six mois, l'ONG Oxfam évoquait quant à elle le chiffre de 800.000 déplacés aux Kivus.

 

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